Celui qui faisait pas mieux…

Oncques, ami lecteur, copine lecteuse, il faut savoir qu’un phénomène paranormal s’est déroulé sous les yeux de ta dévouée narrateuse le vikinde dernier.

- En même temps, on ne s’étonnera point que cela se soit passé en direct-live chez Mme Rose en personne -

C’est ainsi que ta Sainte Nitouche a décidé de te raconter elle aussi une anecdote du même tonneau.

Faisons donc un laaaaarge pas en arrière, ami lecteur, vers ces vertes années où Elle et Monsieur Kaskouille formaient un couple aussi joliment assorti qu’une cuisine Ikéa à ses ustensiles (quoiqu’on puisse en douter à présent, si, si…). On vous parle d’un temps que les moins de vingt ans, tssétéra.

Jour de l’an de grâce, Monsieur Kaskouille  reçoit un texto fort propret sur son portable :  »Bonne année, Julio mon amour ».

Monsieur n’étant par nature déjà pas fort doué pour les courtoiseries conjugales, s’en trouva fort dépourvu. Il rappela donc poliment le numéro indiqué et lâcha sur le répondeur, d’une voix d’outre-tombe transibérienne :

« Veuillez m’excuser, mais je ne suis pas Julio ».

En prononçant [Ju-lio] et non pas [Rõu-lio]…

CQFD.

Le nouvel héros de la Femme coupée en deux…

Oncques, chérie-chéri,  ta dévouée narrateuse les aime comme cela :

- élégants voire raffinés,

- petits (et italiens, oui aussi),

- avec du caractère,

- généreux, intelligents

- ayant l’esprit voyageur…

C’est ainsi qu’Elle s’est vue offrir par un admirateur fort mystiquement nommé X-17 (diantre ! serait-ce un nom de code pour une mission secrète ?), son prochain compagnon de voyage :

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Késaco ? il s’appelle « Leatherskin ».

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- L’est beau, hein… -

Elle aime son look de baroudeur tout vêtu de pur cuir, comme son nom l’indique… (rien que de toucher sa peau de velours, haan…)

Elle aime qu’il soit petit pour se faufiler partout… (existe en trois formats : A5 A6 et A7)

Elle aime pouvoir changer individuellement les quatre recharges (petits cahiers) qu’il contient, et avoir le choix entre quatre modèles de recharges… généreux, on t’a dit.

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des pages lignées pour bloguer même sans connection…

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des pages blanches pour dessiner les rêves et coller des trucs… (autres options disponibles)

Elle aime la couverture et la page de garde noire de chaque carnet, aussi joli, du coup, même séparé du reste…

L’objet classieux à (s’) offrir pour une occasion particulière, qui deviendra sans aucun doute l’indispensable de ton quotidien, amie lecteuse…

- Article sponsorisé -

 

 

 

Celui qui était green…

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Celle qui s’appelait Hô…

- Voilà Maman Hô !

Elle arrive à petits pas, les bras chargés de paniers, simplement vêtue d’une longue jupe de coton et d’une tunique.

Silhouette gracieuse comme une liane, elle dépose les paniers par terre :

- Je vous ai apporté du Phô (prononcer : [pö]), et du riz… c’est qu’il faut vous nourrir, pour avoir des forces !…

Son sourire est un soleil… elle s’incline légèrement, tend une main douce, et finit par attirer la main qui vient à elle, fait une bise (ce qui n’est absolument pas coutumier chez les asiatiques…).

Et soudain le matin n’est plus gris, lorsque sur la table elle dresse quatre grands bols de porcelaine ornés de poissons bleus, d’où s’échappe une vapeur légère et odorante. Un joli plat dans lequel elle a disposé des échalottes finement ciselées, un bouquet de horapa *, des quartiers de citron, des piments frais…

Le meilleur phô que la Femme coupée en deux ait mangé de sa vie… tout l’amour maternel du monde dans un grand bol…

* [H'orapa] : basilic thaï, au goût intense, subtil et anisé, plante « sacrée » des Thaïlandais, que l’on peut également donner en offrande à Bouddha.

Celle qui aimait prendre l’avion… part III

J – 35. On ne prend pas les mêmes et on recommence.

Elle sait qu’Elle va aimer l’attente, le train de nuit, l’ambiance du terminal. Observer ceux qui partent, ceux qui se retrouvent, ceux qui se perdent, ceux qui ne reviendront pas. Elle va aimer sentir le gros porteur s’arracher du sol, heureuse de veiller jusque tard dans la nuit et de ne plus connaître le temps à cause du décalage horaire, être la seule ou presque à ne pas dormir, à observer la nuit d’encre, l’âme en apesanteur. Elle espère être bien placée, comme la dernière fois, pour voir l’aube se lever, en buvard de rose poudre sur le golfe du Siam.

Elle va aimer Bangkok encore plus. Respirer l’air saturé de chaleur humide, d’odeurs d’épices, de fruits, de bagnoles, d’hommes, de liberté. Ici, on mange lorsqu’on a faim,  sans se soucier de l’heure, sur une chaise un peu bancale, autour d’un fourneau de fortune, monté sur roulette – certains sont des modèles d’ingéniosité – installé à la hâte le soir venu, sur les larges trottoirs de Royal Central Avenue.

Ici, on roule à quatre sur une moto, le plus petit – parfois un bébé ! – devant, le plus âgé derrière. Ici, tu trouveras toujours un gosse pour te faire traverser, en écartant les bras devant le flot incessant des voitures, te criant « Léo, léo !! »* de sa voix aiguë et gaie comme celle d’un oiseau. La plus petite pièce que tu lui donneras en échange de ce service te vaudra un sourire beau comme un soleil.

Ce sera autre chose.

Ce sera après la saison des pluies.

Après la saison des larmes.

Ce sera un rêve renouvelé… autre chose, tout simplement.

[et la fois d'après, si Bouddha le veut, Elle emmènera avec Elle son héros de la voltige].

 

* « Vite, vite !!

Celui qui avait une grosse moto…

Oncques, chérie-chéri, tu sais à quel point ta dévouée narrateuse aime les destriers qui font vroum… et leurs conducteurs, oui, aussi.

Voici ce qu’Elle a vu, de ses prunelles vu, hier au crépuscule, sur le parking de Carrouf’ :

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Yesss… Jésus loves you. Everyone else thinks you’re an asshole…

Celui qui faisait des miracles [2]

Morphée ne veut plus d’Elle la nuit.

Elle en profite pour écrire, écrire encore… un roman qui n’avance pas, mais pas seulement.

Elle en profite pour écrire des messages, pendant qu’Il dort. Ou fait semblant. Comme autrefois Elle attendait que le Prince fut endormi pour lui chuchotter les mots d’amour qu’Elle ne savait pas lui dire – Elle aurait pu apprendre, mais non – autrement.

Un an, et quelques jours…

Elle croit bien qu’il faudrait aller rendre des livres qu’Elle a empruntés.

Elle croit bien que la réserve de fleurs cristallisées au sucre est bientôt épuisée.

Elle est sûre de devoir absolument retourner acheter du papier asiatique dans cette fabuleuse papeterie – comment s’appelle-t-elle, déjà ? un nom qui sonne espagnol -.

Elle croit bien qu’Elle aimerait voir ses yeux à lui d’un peu plus près.

Constater avec étonnement qu’il reste toujours en Elle quelque chose. Un grain de sable dans l’océan des possibles.

Et puis…

Assaillie de doute. Humain. Mais particulièrement tenace…

Tu vois le genre.

La petite voix à la con qui lui dit « même pas cap’, d’abord ».

La crainte sourde – mais pas muette –  qu’Il la trouve [intraduisible dans le texte].

C’est aussi simple et aussi compliqué que ça.

Ouvrir grand les yeux et sauter dans le vide.

Ou pas.

 

[Chacun de nous possède en lui une chambre royale. La mienne est murée, mais elle n'est pas détruite.]     W. Shakespeare

Celle que j’adore…

Intérieur jour, ta Sainte Narrateuse a eu une grosse journée.

La télé diffuse en bruit de fond une émission à la mormwaleune. Eddie Mitchell chante « pas de boogie-woogie »… ça la fait rire… Elle se dandine en sifflotant.

Barbalala surgit dans le salon :

« Bah… t’as envie de faire pipi, môman ? »

Celui qui conduisait l’avion…

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On dirait qu’Elle va trainer plus souvent du coté de Blagnac (Elle dit ça, Elle dit rien…)

Et celle qui pétait les plombs :

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Bonne semaine…

Celle qui le disait à sa façon…

Oncques, amie lecteuse, tu te souviens peut-être que dans la rue G. travaille l’homme que ta dévouée narrateuse voudrait épouser (rien que ça).

Aujourd’hui, il installait des appliques électriques.

- Salut, Claude François !

[une seconde, à se demander... c'est qu'il y a beaucoup de monde qui passe dans cette boutique.... Et puis un sourire - juste avec les yeux - à faire griller les disjoncteurs de tout le canton]

- Rigole pas, hein, tout à l’heure j’ai pris une châtaigne, j’aurais pu crever…

- Ton collègue a refusé de te faire du bouche-à-bouche ?

[sourire entendu, ici...... et là]

Il s’est coupé les cheveux. Et la barbe. Sans doute qu’il en avait assez de se faire appeler Chabal. [elle s'en veut un peu, c'est idiot.] ça lui va bien, oui, on voit mieux ses yeux. Comme ceux d’un gosse étonné, contrastant étonnamment avec sa silhouette de titan.

Elle a dénudé ses épaules [et le reste un peu aussi], derrière le lourd rideau.

S’est éclipsée avec son collègue.

Une heure.

C’est ainsi, honorable lectrice – mais pas seulement – que ta dévouée revendique sa liberté…

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[Qu'en termes délicats ces choses-là sont dites...]

Le motif du pourquoi du comment : on va dire que c’est lié à Bangkok…

Et puis c’est infiniment plus élégant que « taggle », aussi.

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