Les chemins de traverse…

 On dirait que tu serais revenu de Bangkok…

On dirait comme ça que ce serait, sans doute, un vendredi comme un autre, au delà des saisons.

On dirait comme ça qu’on suivrait en courant les chemins de traverse, ivres, fous, tremblants, les mains gelées…

On dirait comme ça que tu me donnerais des ailes…le feu et la glace.

Comme si…

Et puis après l’orage, je lancerai vers le ciel des sortilèges pour que le crépuscule ne cesse jamais de brouiller l’horizon.

Pour que tu ne dises pas : – Il faut que je rentre avant la nuit, elle n’aime pas attendre. 

Celle qui se prenait pour Mona Lisa…

Le buraliste du quartier de la Femme coupée en deux est un Vrai Con. D’ailleurs une copine à elle, autochtone du Mas elle aussi, l’a baptisé « V.C. » (sauf que pour rien au monde la Femme coupée en deux ne poserait ses fesses de caille sur sa tronche…)

Samedi matin, il y a une file d’attente jusque sur le trottoir. V.C. est seul dans son échoppe (d’habitude il y a son épouse, Mme Porte de Fleury-Mérogis, qui déteste les enfants, Dieu merci).

Au bout d’une dizaine de minutes, une cliente se « plaint » vaguement de la longueur de l’attente. Il faut dire que V.C. n’est pas rompu à l’exercice de servir à la fois les clopes, les bonbecs et les Penthouse… sa seule activité habituelle étant d’encaisser les Keno.

La jeune cliente émet donc une légère doléance. Il la regarde, furibard, lui gueule dessus, carrément. Elle se retourne, indignée, vers la Femme coupée en deux, juste derrière :

- Et on se fait engueuler, en plus ?

- Ooh, laissez tomber, il est toujours comme ça…

V.C. éructe. Il fait un bond derrière son comptoir. N’eusse été les -très- nombreux témoins, il l’aurait coupée en trois, celle-là, tiens… Il hurle :

- Quoi kessyaaaa ??? C’est à moi que vous parlez, làaaaahhh ??? (il bave presque, le bougre)

- Ah non. C’est à la dame, là.     Je lui disais simplement que vous étiez coutumier du fait, on finit par s’habituer, c’est tout… dit la Femme coupée en deux, avec un sourire de Joconde…

Barbalala aux Jeux Olympiques…

Que je vous parle d’un truc super, les amis…

N’en déplaise aux frileux charentouflards, moi ce que j’aime par dessus-tout, c’est courir partout et par tous les temps. (un jour je vous montrerai un remake de « dancing in the rain »…)

C’est l’hiver, vous avez remarqué…et malgré un froid de canard, comme dit Mamaman, je m’entraine dur pour les prochains JO d’hiver.

Ma discipline, c’est le… Ski-Bollé.

Ouais.

Je t’explique.

Tu fixes des  machins en métal par dessus tes chaussures, si comme moi tu chausses du 23. Si tes pieds font entre 35 et 43, tu auras alors des chaussures moches à talonnette avec une lame en dessous.

Au delà de 43, je te conseille de chausser carrément des sacs de sport.

Le but du jeu c’est de glisser autour d’une piste en glace, avec de la musique qui décoiffe. Super marrant.

Y’en a qui tombent et tout.

Mamaman et moi, on adore ça…

  

Je vous souhaite de merveilleuses fêtes de fin d’année.

Bien à vous,

Barbalala.

Noël…

Que je vous explique le Noël-de-chez-nous…

Il y a des tas de gens dans les magasins qui foncent avec leurs caddies, (j’ai compris pourquoi on appelle ça « faire les courses »). Mamaman ne sourcille même pas si je réclame une bûche pour 8 personnes (la mauve et rose, là…) Elle achète tout un tas de bonnes choses, rouspète contre les prix ézorbitants…

Il y a aussi des tas de gens qui font la queue pour se faire mettre du papier cadeau autour de gros paquets, j’ai fait remarquer à Mamaman qu’ils avaient tous acheté beaucoup de jouets, elle m’a juste dit de mettre mon manteau-on y va.

Il y a dans ma maison un placard où je n’ai pas le droit d’aller, et je vais vous dire… c’est là qu’elle planque les cadeaux, sûrement…parce qu’elle le visite drôlement souvent en ce moment (et ça fouille, et ça cherche…)

Il y a Mamaman et moi qui dormons sous le sapin, je souffle des bougies, je barbotte des chocolats, je reçois plein de paquets, je suis ravie…

Joyeuses fêtes à tous….

 

Bien à vous,

Barbalala.

 

 

 

Miroir, mon beau miroir…

Amie lectrice, ami lecteur, cette nuit, Dame Lune est à son périgée….

Voici une petite expérience amusante, transmise par une tante de la Femme coupée en deux, celle qui attrapait les serpents à main nue, celle qui lisait dans les âmes les secrets les mieux enfouis…

La Femme coupée en deux, lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant, regardait quelquefois sa tante avec des airs faussement suppliants : – Dis-moi, tout qui vois tout, dis-moi comment sera mon mari… J’aurai plein d’enfants, hein ? dis-moi…

Et la tante racontait toujours la même chose, avec des mots simples, éludait certains détails avec sagesse, ne pouvant pas tout révéler…

Tout s’est concrétisé exactement comme elle l’a dit.

Elle disait aussi : – Si tu veux voir son visage, regarde la Lune lorsqu’elle est pleine par le reflet d’un miroir, en disant :

 » Belle Lune, Lune d’argent

Fais-moi voir en rêvant

Celui que j’aurai de mon vivant… » (extrait de la « Clef des Songes »)

Puis place le miroir sous ton oreiller, tu verras apparaitre en rêve celui qui sera ton époux, et avec un peu de chance, il portera sur lui l’uniforme ou les accessoires qui conviennent à son métier…

 

Amie lectrice, ami lecteur, la Femme coupée en deux te souhaite une bonne nuit, reviens-lui dire ce que tu as vu….

 

La machine…

Souvent, parfois, c’est plutôt rare, autant de fois par tant de temps, jamais, chaque fois, plus que, toujours, mieux, tout le temps tu quantifies et tu mesures. Mais ça déborde, tu extrapoles, tu me fais ch…

 

Dis, tu me prêtes des intentions ?

Et c’est quand que tu inventes la machine à peser les mots de l’âge ?

Les jours de pluie…

Le ruban jaune pastel qui s’écoule lentement, l’odeur douceureuse de la fleur d’oranger.

La volupté de plonger un doigt dans les nuages…

L’amande effilée posée tendrement sur la bouche comme une hostie.

Le sourire de Mamaman.

Les goutelettes de pluie qui font comme des cabochons argentés sur la fenêtre…

Le cocon olfactif du beurre sucré qui chauffe…

L’enfance ne serait rien sans tout cela…

Le nouveau compagnon de jeu de la Femme coupée en deux…

La Femme coupée en deux a une voisine très sympa.

La fille en question lui a offert un « petit cadeau », en remerciement de menus services…

Discret.

Pas encombrant du tout, disons plutôt… énorme.

On ne peut l’emporter nulle part.

On ne peut rien poser dessus.

On ne peut rien mettre à l’intérieur non plus.

Mais…

On peut l’utiliser à peu près dans toutes les positions, et rhalalala ça fait un bien fou…

Il est d’un beau bleu tout à fait assorti à son couloir, et peut donc à l’occasion servir d’oeuvre d’art conceptuel(le).

A ton avis, ami lecteur, de quoi peut-il bien s’agir ?

 

 

Infréquentable…

Je suis en train de m’écouter le dernier de Bénabar. Déçue un peu. Assez, même, pour tout dire. Aucun de ses titres ne me fera rire ou pleurer en silence. Rien. Nada. Nothing. Zut, Bruno…c’est très moyen… mais « T’étais où ? »

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La coquette…

Elle habite le musée de sa jeunesse évanouie
Elle propose un biscuit, on dit non, elle dit si
Elle a retiré tous les miroirs
Elle évite son reflet ne veut plus se voir…

Elle vit entourée de photos du passé
Son visage d’alors, son trésor, son trophée
Peau de pêche au tissu tendu de satin
Mais le temps se dépêche et reprend son bien…

Les plus jolies fleurs ternissent et se fanent
Les jeunes filles qu’ont de la chance deviennent de vieilles femmes

Sa peau froissée c’est un drap qu’on agrippe
Un mouchoir pour pleurer son mari qui nous quitte
Un trait sur son front pour chacun de ses garçons
Et les paupières fripées ses enfants qui s’en vont

Ses mains qui se déplient sont des araignées
Qui font peur aux petits mais rassurent leurs aînés

Elle dit que les années écrivent sur les visages
Et que les ratures encombrent la page
Profitons du beau temps avant l’averse
Elle tue le temps avant l’inverse

Elle refuse et regrette, elle est vieille maintenant
En excuse, elle répète, elle était belle avant
Mais les plus jolies fleurs ternissent et se fanent
Les jeunes filles qu’ont de la chance deviennent de vieilles femmes

Qui ont la beauté des pyramides ou du Louvre
La beauté des montagnes, des glaciers qui les couvrent…

Bénabar, « Les risques du métier » 2003 

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