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Archive pour la Catégorie 'les vrais gens dans la vraie vie'

Celle qui traversait la rivière…

Elle a vu hier soir, une femme qui chaque jour, transporte ses enfants sur le dos, traversant plusieurs fois une rivière, l’eau jusqu’à la taille, afin qu’ils puissent aller à l’école. Haïti…

Elle a compris qu’Elle aussi, devrait faire la même chose. Ne pas se laisser entrainer par le courant. Porter son enfant sur ses épaules, pour lui assurer le meilleur avenir possible. Envers et contre tous, s’il le faut.

Ce qui ne s’invente pas …

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[reçu ce matin]

A part ça ? Rien.

 

Ah si. Paraît que dans 4 ou 5 jours, c’est Nawël…

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Lettre à la remplaçante de sa Majesté.

Oncques, chérie-chérie, il va falloir que tu t’habitues au us et coutumes de cette cabane, dans laquelle tu seras recluse pour une durée équivalente à un sixième de ton temps…

Avec plus ou moins de bonheur, selon ce que tu jugeras bon de faire des instructions suivantes :

- le portail de l’entrée s’ouvre le plus simplement du monde, avec un bon coup de latte, en tournant simultanément la clef dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Place soigneusement ton Stiletto droit sur l’empreinte déjà existante et fais attention à pas niquer ton nail-art à 35 boules contre le mur, il faut lâcher la clef en même temps que tu la tournes.

- la pendule de l’entrée retarde de cinq minutes. Ce qui te donne le temps d’aller t’enquiller un expresso à la terrasse du nid à motards, là, juste à côté. Oui, en terrasse, même et surtout en hiver, c’est une coutume locale.

- ça te permet aussi de partir à 25 au lieu de 30. Bah oui, t’es déjà arrivée en retard ce matin, tu conviendras avec moi que ce serait idiot de partir en retard cet après-midi…

- tu seras bien aimable et chatoyante de saluer le grand Bouddha qui domine le comptoir de la cuisine, et qui apporte au lieu sa part de sérénité… (si, si…)

- installe-toi confortablement, fais chauffer le café et la bécane, et…

- La boîte mail s’ouvrira dans environ 24 minutes et 18 secondes, si la bande passante veut bien laisser une voie de secours pour cycliste sur l’autoroute du grand Tout.

- ce qui te laisse juste le temps de décrypter les messages laissé sur ta Bible, sur des post-it, sur des tickets de caisse, qui s’éparpillent gaiement à travers le bureau, un festival de Rio miniature, rien que pour toi. C’est généralement intraduisible dans le texte, sauf si ta langue maternelle est le ouzbèque occidental.

- Dépourris les mails de la veille, imprime le reste, ou le contraire, fais comme tu le sens.

- Profites-en pour faire de même avec ta boîte mail, avant que la vilaine bande passante ne te reprenne d’un coup sec la misérable poignée d’octets qu’elle t’avait jetée avec mépris, gueuse !

-  Prends ta plus belle voix d’aéroport et appelle le boss pour lui annoncer les nouvelles du jour. Il n’entend généralement pas ce que tu dis, à cause du bruit des machines. S’il engueule quelqu’un dans le téléphone, ce n’est pas forcément toi. Fais la même chose qu’avec les messages écrits, tente de traduire par logique ou déduction.

- Sache définitivement que quoiqu’il advienne, il dira : « débrouille-toi, fais ce que tu veux ».

- Le fax. Fonctionne à merveille. C’est cette chose qui hurle comme une alarme de centrale nucléaire lorsque tu reçois un message en papier tombé de l’au-delà, tel le miracle de Nawël.

- Le téléphone : objet décoratif d’un goût très sûr (Jonathan & Jennyfer avaient le même), ne sonne jamais. Sauf erreur. Si toutefois cela arrivait et qu’on te demande quelque chose ou qu’on t’engueule vraiment à toi, faire comme avec le boss, traduire, dire oui-absolument-tout-à-fait-no-problémo-c’est-fait-depuis-après-demain-je-n’y-manquerai-pas-on-vous-rappelle-et-on-vous-dit-quoi.

- Aller faire chauffer un café et brûler un cierge dans la cuisine.

- Les gens : avec un peu d’expérience et de doigté (bonjour, Hot’…), tu arriveras à leur refiler la moitié de ton boulot. Toujours dire que tu es la remplaçante, même au bout de trois ans. ça émoustille la charité chrétienne qui palpite dans le petit coeur de chaque agent administratif (sauf celui de ta dévouée narrateuse).

- Attention, la méthode décrite ci-dessus ne s’applique en aucune façon sur le comptable.  La méthode alternative consiste à lui laisser un message sur son répondeur avec la voix de CatWoman-à-la-Villa-Rouge. ça émoustille la charité pas catholique qui palpite dans le slaïpe qui lui sert de coeur.

- Ne s’applique pas non plus sur ton autre collègue : Asiatique mais bizarre. Fais comme si tu ne le voyais pas. Et ne lui laisse pas de message sur son répondeur.

En échange de tes dévoués services, tu toucheras un salaire annuel équivalent au dixième du PIB du Burundi, mais tu auras la joie ineffable de voir quelquefois ton saint Patron en calbute, lorsqu’il se change dans ton bureau avant de se rendre sur un chantier. Fais comme si tu ne le voyais pas lui non plus. Oui je sais, c’est difficile de rester stoïque. Ne lui laisse pas de message grrrrrmiiiiaou sur son répondeur à quatre heures du matin. Même si tu as bu.

Tu pourras prendre tes congés comme il te sied de le faire, surtout si le motif de la demande est un voyage au bout du monde. Le boss aime voyager lui aussi.

Tu auras le droit d’emmener de temps en temps ta progéniture foutre le bordel dans le bureau   faire sagement un coloriage pendant que Maman blogue travaille, tu auras une cuisine équipée hi-tech et des gateaux pas toujours diététiques en self-service dans le placard du haut, une machine expresso italienne qui transforme le café Lidl-des-jeunes en nectar des Dieux, un jardin au soleil.

Faut juste savoir apprécier la vie en ermite, et avoir envie d’habiter un chalet de surfeur…

Celle qui rêvait d’une Kalachniko’v

Elle est reviendue.

Avec un jet-lag redoutable. Six heures de décalage horaire en sens inverse, zooooup ! Entretemps, la France et la Navarre étaient passées à l’heure d’hiver. De quoi perturber encore plus son esprit retors.

A la température d’hiver, aussi. Rapport qu’à BKK, il fait tudmêm entre 15 et 20 degrés Celsius de plus, c’est pas rien…

A l’ambiance d’hiver, aussi. En lieu et place du sourire des thaïs, la hargne bête de certains. Heureusement qu’il y a toujours de belles rencontres pour remonter le niveau.

Hier à la même heure, Elle avait pris l’avion trois fois en moins de vingt-quatre heures.

(Le premier qui sifflote « L’hôtesse de l’air » de Dutronc fera trois patés et deux avers).

Elle est contente, Elle a pu tester cinq modèles de la collection Abribus, et un Boe*ng triple 7.

Et avant cela, six heures à cent-vingt kilomètres heures, dans un bus conduit par un chauffeur qu’Elle a soigneusement dopé au Coca et à la caféine, pour qu’il puisse tenir les yeux ouverts et les ramène vivants à Bangkok avant le lever du jour.

Plus quelques heures de voltige aérienne. Autrement dit Elle n’a pas vraiment dormi depuis trois nuits et trois jours.

Alors quand des voisins hyper-motivés pour faire la fiesta commencent à faire péter la sono sur la Macareña, (siiii, je te jure !) Elle prie pour que cette année, le Père Nawël lui offre une bombe à neutrons.

Celle qui etait retournee la-bas…

Oncques cheri-cherie, a l’heure qu’il est ici, stadire tard dans la noche, ta devouee s’amuse sur Khao San Road…. (excuse, mais les claviers thai n’ont pas d’accent et sont en qwerty…. spenible, un peu).

Elle t’embrasse bien comme il faut, et te revient bien vite, avec plein de choses a te montrer et te raconter….

[La- Kon- Kh'aaaaaaaaa !!!!!!]

Celle qui le faisait pas exprès…

Oncques, chéri-chérie, tu n’es pas sans savoir que la nature a doté ta dévouée narrateuse d’une forte propension à la gaffe, la chute, le faisage mal aux autres… ta Sainte est ce que l’on nomme communément une catastrophe naturelle.

C’est ainsi qu’Elle a déjà coupé un jeune homme dans le sens de la longueur avec un VTT, (Dieu ait son âme), qu’Elle (se) fait mal bêtement et très régulièrement, que lorsqu’Elle fait une gaffe c’est pas rien non plus…

Autrement dit, Elle est atteinte du syndrome dit « de Pierre Richard » (en phase aiguë).

Oui, la vie avec Elle est formidable.

C’est ainsi (ami lecteur, ‘ttention, nous allons de nouveau faire un graaaaand saut en arrière), que du temps où Elle était encore la chose de Monsieur Kaskouille (temps que les moins de vingt ans tsétéra…), Elle remporta le trophée toutes catégories de la « teu-hon » internationale, chez le Carrouf’ du coin.

Intérieur jour, donc, rayon produits frais :

Monsieur Kaskouille est penché sur le rayon du bas, à la recherche de son saucebaque favori. Sa croupette sensuelle (y’a bien longtemps, on t’a dit…), moulée dans un 501, cambrée juste ce qu’il faut, est un appel au crime…

Crime il y a eu.

Ta Sainte Narrateuse, sous le coup d’une envie irrépressible, attrape une fesse à pleine main, pelote ladite fesse de façon très convaincante et roucoule, d’une voix en mode peep-show :

- Mmmmmh… S’taqui, ça, hein ?…

Ou un truc du genre.

Il se retourne, étonné…

Ce n’est pas Monsieur Kaskouille. C’est un kinkin d’autre avec le même joli popotin que lui, mais c’est pas lui.

Lui, il observe la scène, juste à côté, les sourcils en accent circonflexe et les pupilles en Kalachnikov’. (on appréciera au passage son sens de l’humour relativement limité, tu en conviendras…)

Grand moment de solitude… sauver la mise en distribuant des sourires Jocondesques ici et là… se jurer d’investir dans une burqa… jurer à Mr Kaskouille que non, on ne le connaît pas, ce joli monsieur quel dommage d’ailleurs, soit dit en passant…

Et toi, coupine lecteuse, ami lecteur, tu veux bien nous raconter ta plus grosse latche ?

 

Edit : dans une semaine à la même heure, Elle sera en train de s’envoyer en l’air… destination BKK !!!

Celle du mercredi à 15 h 45…

La même chose chaque semaine à la même heure. Elle monte lentement les larges marches de pierre creusée par le temps, se tenant du bout des doigts à la rampe de bois rond et lisse.

Premier étage, gauche. Elle appuie doucement sur la sonnette, Elle n’ose pas.

L’angoisse, sa vieille amie, la prend délicatement aux tripes. Des pas derrière la porte.

Et toujours le même scénario, immuable, régulier, le même fauteuil sur lequel elle s’assoit à peine, les pieds joints, et puis des pas, lents et mesurés, sur le parquet. Il va ouvrir une porte et l’inviter à entrer.

Elle va devoir s’allonger, se détendre si Elle le peut, et lui laisser entrevoir ce qui ne va pas, ce qui la blesse…

Sauf qu’Elle n’aime pas les trucs qu’il lui demande de faire avec sa bouche.

Elle tente de se bercer du ron-ron sourd des voitures sur l’avenue, en bas, Elle tente d’imaginer les gens qui vont et qui viennent, pressés, le feu qui passe au rouge et atténue un peu la musique de la vie, pour quelques secondes…

Elle n’aime pas son sourire sadique, lorsque le liquide amer et âcre se répand soudainement dans sa bouche. Elle le crache sans ménagement, en le regardant droit dans les yeux, comme on dit une infâmie, et finit par se rendre, vaincue, épuisée, résignée.

Elle n’aime pas le sang qui finit par fleurir tôt ou tard, comme la moitié du prix qu’il faut payer…

Un bien pour un mal, comme il dit.

Fermer les yeux pour empêcher les larmes de jaillir comme des puces, respirer profondément, oublier son visage si près du sien, ne pas lui céder le moindre gémissement, ne pas serrer les dents.

Une fois que cela sera fini, Elle se lèvera,  lui glissera son dû – puisqu’il faut payer pour cela – et s’enfuira, la bouche meurtrie, l’âme un peu malade, en courant, presque.

Elle n’aime décidément pas aller chez le dentiste.

Celui qui faisait pas mieux…

Oncques, ami lecteur, copine lecteuse, il faut savoir qu’un phénomène paranormal s’est déroulé sous les yeux de ta dévouée narrateuse le vikinde dernier.

- En même temps, on ne s’étonnera point que cela se soit passé en direct-live chez Mme Rose en personne -

C’est ainsi que ta Sainte Nitouche a décidé de te raconter elle aussi une anecdote du même tonneau.

Faisons donc un laaaaarge pas en arrière, ami lecteur, vers ces vertes années où Elle et Monsieur Kaskouille formaient un couple aussi joliment assorti qu’une cuisine Ikéa à ses ustensiles (quoiqu’on puisse en douter à présent, si, si…). On vous parle d’un temps que les moins de vingt ans, tssétéra.

Jour de l’an de grâce, Monsieur Kaskouille  reçoit un texto fort propret sur son portable :  »Bonne année, Julio mon amour ».

Monsieur n’étant par nature déjà pas fort doué pour les courtoiseries conjugales, s’en trouva fort dépourvu. Il rappela donc poliment le numéro indiqué et lâcha sur le répondeur, d’une voix d’outre-tombe transibérienne :

« Veuillez m’excuser, mais je ne suis pas Julio ».

En prononçant [Ju-lio] et non pas [Rõu-lio]…

CQFD.

Celle qui s’appelait Hô…

- Voilà Maman Hô !

Elle arrive à petits pas, les bras chargés de paniers, simplement vêtue d’une longue jupe de coton et d’une tunique.

Silhouette gracieuse comme une liane, elle dépose les paniers par terre :

- Je vous ai apporté du Phô (prononcer : [pö]), et du riz… c’est qu’il faut vous nourrir, pour avoir des forces !…

Son sourire est un soleil… elle s’incline légèrement, tend une main douce, et finit par attirer la main qui vient à elle, fait une bise (ce qui n’est absolument pas coutumier chez les asiatiques…).

Et soudain le matin n’est plus gris, lorsque sur la table elle dresse quatre grands bols de porcelaine ornés de poissons bleus, d’où s’échappe une vapeur légère et odorante. Un joli plat dans lequel elle a disposé des échalottes finement ciselées, un bouquet de horapa *, des quartiers de citron, des piments frais…

Le meilleur phô que la Femme coupée en deux ait mangé de sa vie… tout l’amour maternel du monde dans un grand bol…

* [H'orapa] : basilic thaï, au goût intense, subtil et anisé, plante « sacrée » des Thaïlandais, que l’on peut également donner en offrande à Bouddha.

Celui qui avait une grosse moto…

Oncques, chérie-chéri, tu sais à quel point ta dévouée narrateuse aime les destriers qui font vroum… et leurs conducteurs, oui, aussi.

Voici ce qu’Elle a vu, de ses prunelles vu, hier au crépuscule, sur le parking de Carrouf’ :

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Yesss… Jésus loves you. Everyone else thinks you’re an asshole…

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