Archive pour la Catégorie 'Journal de Barbalala'

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Barbamaline, 4 ans moins 10, reine de la carambouille…

Intérieur jour, caisse n° 5 du supermarket. La Femme coupée en deux fait quelques petits achats, escortée de Barbalala qui a profité de la virée pour promener son nouveau vélo. Elles achètent pour le goûter, trois frangipanes individuelles (le Poupon et ses filles vont venir chercher les cadals de Noyël…)

Barbalala est ravie d’aider sa môman à mettre les articles sur le tapis : « et les croque-monsieur, et les kémentiiiiiiines, et le paiiiiiin, et les galeeeeettes… ». Il n’y a plus de place sur le tapis. Qu’à cela ne tienne, elle en pose deux sur les articles de la cliente précédente… La Femme coupée en deux sourit : « Attends, Barbabelle, ne les mets pas avec les courses de la dame… »

La cliente sourit aussi << rarissime : "Mais si, mon poussin, tu peux les laisser, je te les achète..." [jour de chance, Barbalala...]

La Femme coupée en deux :  »Je vous remercie, mais non, cela me gêne… »

La cliente :  » Mais si… elle est si mignonne ! (à Barbalala) : je te les offre, hein… »

Barbalala, mode prunelles clignotantes / on : « Ah ouiii ??? »

Elle farfouille dans le panier, à la recherche de la troisième galette, qu’elle pose, avec un sourire vainqueur, sur les deux autres…

L’est gonflée, ouais, je confirme…

(Gonflée et increvable… un vrai Good Year…)

Question du matin, ouin-ouin…

Intérieur jour, Barbalala dévore ses chocapic en regardant son dessin animé.

- Dis, môman ?

- Oui, chaton…

- chomp-chomp-mmmmchomp, est-ce que « püte », c’est un gromo ?

- Bah oui, ma puce, il ne faut pas le dire, ça…

- C’est un gromo même si on le dit … tout doucement ?

Mon petit ami (et les questions métaphysiques qui vont avec…)

Avant-hier, en rentrant de l’école avec Mamaman, nous avons trouvé un petit oiseau tout seul, tout mouillé et tremblant de froid et de peur. Nous l’avons ramené aussitôt à la maison. J’ai décidé qu’il fallait absolument le soigner (j’ai pour cela une boîte de pansements toute neuve, mais Mamaman a dit qu’il ne fallait surtout pas lui en coller dessus, quel dommage…)

Mamaman a tenté de lui donner une boule de graines comme celle qu’elle donne aux mésanges, mais il n’avait pas faim. Elle lui a donc préparé une bouillie avec un jaune d’oeuf dur et du muesli. J’étais toute contente, vous savez, de le voir manger à côté de moi…c’est ravissant, disait Mamaman…

Ensuite il a bien voulu regarder un DVD avec moi, je crois qu’il a apprécié de voir à quel point Barbapapa il est cool avec les animaux…

Lorsque je suis rentrée de l’école le soir, mon nouveau copain était toujours là, caché dans le ficus de Mamaman.

Mais.

Oui, il y a toujours un « mais » dans le monde des adultes, vous avez remarqué ? Celui-là est de taille : nous avons un chat, un bon gros chat bien con, à qui je raconte des histoires, à qui je lisse les oreilles douces comme du velours…

Mamaman, après avoir constaté que l’oiseau était apte à traverser la Manche sans escale, a tenté pendant une bonne heure de lui (nous) faire comprendre que la vérité est ailleurs, qu’il devait retourner dans la nature, dans les arbres tout près, qu’il pourrait revenir quand il voudrait, etc…il commençait à faire vraiment froid dans la maison, le chat faisait des bons de 3 mètres au moindre mouvement, refusant obstinément d’aller dans la cuisine, le poil si hérissé qu’il avait triplé de volume…

- Comme tu voudras, a dit Mamaman à l’oiseau…

Je suis allée me coucher avec la joie de savoir qu’il serait là le lendemain…

Il a passé la nuit sagement dans le ficus, et le chat dans la cuisine. Mamaman nous a préparé le petit déjeuner… a de nouveau tenté de le convaincre…

Et au moment de partir à l’école, lorsque je suis allée dans la cuisine, j’ai trouvé un petit tas de plumes et une espèce de truc tout mâché…

- Oh là là, qu’est ce qui s’est passé ? j’ai dit à Mamaman.

- C’est le chat qui a bouffé le petit oiseau, ma puce…

Elle a répondu d’un air calme, en disant que c’était la vie…

N’empêche. Le chat s’est fait engueuler, et moi c’était la première fois que je voyais un cadavre pour de vrai. Et pour commencer une journée d’école, c’est quand même pas ce qui se fait de mieux en ce moment…

Bien à vous,

Barbalala.

Barbalala aux Jeux Olympiques…

Que je vous parle d’un truc super, les amis…

N’en déplaise aux frileux charentouflards, moi ce que j’aime par dessus-tout, c’est courir partout et par tous les temps. (un jour je vous montrerai un remake de « dancing in the rain »…)

C’est l’hiver, vous avez remarqué…et malgré un froid de canard, comme dit Mamaman, je m’entraine dur pour les prochains JO d’hiver.

Ma discipline, c’est le… Ski-Bollé.

Ouais.

Je t’explique.

Tu fixes des  machins en métal par dessus tes chaussures, si comme moi tu chausses du 23. Si tes pieds font entre 35 et 43, tu auras alors des chaussures moches à talonnette avec une lame en dessous.

Au delà de 43, je te conseille de chausser carrément des sacs de sport.

Le but du jeu c’est de glisser autour d’une piste en glace, avec de la musique qui décoiffe. Super marrant.

Y’en a qui tombent et tout.

Mamaman et moi, on adore ça…

  

Je vous souhaite de merveilleuses fêtes de fin d’année.

Bien à vous,

Barbalala.

Noël…

Que je vous explique le Noël-de-chez-nous…

Il y a des tas de gens dans les magasins qui foncent avec leurs caddies, (j’ai compris pourquoi on appelle ça « faire les courses »). Mamaman ne sourcille même pas si je réclame une bûche pour 8 personnes (la mauve et rose, là…) Elle achète tout un tas de bonnes choses, rouspète contre les prix ézorbitants…

Il y a aussi des tas de gens qui font la queue pour se faire mettre du papier cadeau autour de gros paquets, j’ai fait remarquer à Mamaman qu’ils avaient tous acheté beaucoup de jouets, elle m’a juste dit de mettre mon manteau-on y va.

Il y a dans ma maison un placard où je n’ai pas le droit d’aller, et je vais vous dire… c’est là qu’elle planque les cadeaux, sûrement…parce qu’elle le visite drôlement souvent en ce moment (et ça fouille, et ça cherche…)

Il y a Mamaman et moi qui dormons sous le sapin, je souffle des bougies, je barbotte des chocolats, je reçois plein de paquets, je suis ravie…

Joyeuses fêtes à tous….

 

Bien à vous,

Barbalala.

 

 

 

Les jours de pluie…

Le ruban jaune pastel qui s’écoule lentement, l’odeur douceureuse de la fleur d’oranger.

La volupté de plonger un doigt dans les nuages…

L’amande effilée posée tendrement sur la bouche comme une hostie.

Le sourire de Mamaman.

Les goutelettes de pluie qui font comme des cabochons argentés sur la fenêtre…

Le cocon olfactif du beurre sucré qui chauffe…

L’enfance ne serait rien sans tout cela…

Barbalala a dit (et de 4)

Barbalala a bien voulu adresser la parole à son pédiatre, c’est miracle. D’habitude elle hurle comme les sirènes du port d’Alexandrie, à faire fuir la juvénile clientèle qui attend son tour derrière la porte, (y compris ceusses qui ne savent pas encore marcher…)

Pourtant Dieu sait qu’il est beau, cet homme-là… (oui, quoi, ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on a pas le droit de regarder les vitrines de chez Fauch*n, hein…)

Et puis il met toujours un mot joli sur son carnet, il l’aime bien, je crois…

Il y avait vaccin au programme, elle était prévenue…mais de vaccin il n’y a eu point, car elle a une angine carabinée, il y en a de partout, dans les oreilles, la bouche, le nez… les joies de la vie en collectivité.

Barbalala a donc tendu son carnet de santé (fièrement « grabouillé », il y a quelque temps elle a contre-signé chaque visite, et coché « non » à la question « réagit aux stimuli sonores », mon oeil…)

Elle a bien voulu reconnaitre un cochon, une voiture verte, une poule et une maison, a bien voulu encore mettre des perles dans un petit flacon et le revisser, et s’est laissée examiner -presque- sans protester.

Elle lui a dit :

- Tu sais, moi je suis grande maintenant, je vais à l’école, tu’wa

- On fait pleeeeeeeeeeeeein de sozes à l’école

Au moment de payer, elle sort de mon portefeuille sa carte de médiathèque. Toute fière, elle lui dit encore :

- Ah ça c’est ma carte de meillathèque, tu’wa. Dessus y’a écrit [Barbalala]. C’est mouaaaah !!!

Dans le bus du retour, elle se tient debout, appuyée contre une barre. Une dame se glisse derrière elle, lui tournant le dos…

Ma Barbabelle me regarde, étonnée :

- Oh môman, t’as wu ? C’est à qui ce gros cucu, là ?

J’aime sa franchise, sa fraîcheur, ses airs sérieux, ses questions existentielles, son gros rire, ses bêtises, ses peintures…et son moulin à paroles qui tourne à 100 à l’heure…

Ce matin, impossible de la faire sortir sans une boite ovale en carton (très jolie, du reste, ornée d’un ruban rouge et d’un ours, cadeau de Ravissante Mamie) en guise de toque sur la tête. Je suis donc partie faire mes courses à Carrouf’ avec une hôtesse de l’air de la Compagnie des Nounours…

C’est chouette la vie de maman…

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