Archive pour la Catégorie 'Bondieuseries'

Celle qui était psychopathe…

Amie lecteuse, ta Sainte Narrateuse a craqué son shorty Petit Bateau. Il faut dire qu’elle a des circonstances atténuantes : c’est la faute de l’autre, là, la fleur de la blogo intersidérale…

Qui l’emmène dans ces lieux de perdition que sont les magasins de chaussures.

 

[Extérieur jour, place de la Comédaille].

Les deux dingues sont à la recherche de tout et de rien, lorsque soudain, à l’insu de son plein gré, ta dévouée tombe en pamoison devant un étalage de shoes toutes plus chatoyantes les unes que les autres. Elle sent à l’intérieur de son inside, les battements de son petit coeur qui s’accélèrent dangeureusement. Tou-toum. Tou-toum. Tou-tou-tou-tou-toum. Pupilles qui se dilatent, petits cris pré-orgasmiques.

Y’a des roses, des violettes qui font mal aux yeux, des couleurs caca de chameau, des bottines, des cuissardes, des sandalettes, des talons compensés, des talons aiguilles de 25 dignes de Pattaya-city… y’a tout.

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C’est ainsi que telle une camée soudoyant son dealer, Elle va faire démonter la réserve pour qu’on lui trouve sa pointure… enfiler, désenfiler, ré-enfiler les shoes, faire un rapide calcul (Elle est complètement analphacon avec les chiffres), pour finir par renoncer. ça fait 3/4 d’heure que Pivoine attend, les sourcils en accent circonflexe… (et l’index vrillant discrètement sa tempe).

#Béwi.

#Ménon.

#Méssi.

ça a été plus fort qu’Elle. Une vraie junkie de la grolle, on te dit.

Elle y est retournée aujourd’hui, après avoir été chercher Barbalala à la sortie de l’école. Laquelle s’est extasiée devant les mêmes shoes « rhoooooo – zyeux qui pétillent en feux d’artifice devant les violettes à talons Empire State Buildesques - celles-ci, elles me plaisent vraaaaaaiment, môman, tu saaaaaaais ?! » (cette petite finira comme sa mère).

Voilà, amie lecteuse.

Les nouvelles copines de ta Sainte Narrateuse. En cuir velouté, douces comme les roubignoles d’un nouveau-né.

 

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Collection Nathalie Garçon, qui sait faire des chaussures pour les folles filles.

T’as le droit de la traiter de tous les noms, avant d’aller te mettre la tête dans le four (n’oublie pas d’ouvrir le gaz).

Les nouvelles copines de la Femme coupée en deux…

Amie lecteuse, tu n’as pu échapper, à moins que tu n’aies décidé de vouer ton existence à faire pousser des chèvres au fin fond du causse du Larzac, à cette étrange maladie ayant pour conséquence chaque année moult conjonctivites chez les banquiers-nos-amis, et davantage encore d’infarctus chez la gent masculine… une véritable hécatombe.

C’est ainsi que deux fois par an, on peut voir, tel une meute de femelles bonobos devant Rocco Sifreddi perdu dans la djungueule, des gonzesses prêtes à se balafrer laggle pour des chiffons fabriqués par des petits chinois sous-payés. Hystérie = du latin hystéria, étymologiquement parlant = utérus. Ceci explique sans doute cela.

Il n’empêche que. Ta Sainte Narrateuse, en femelle digne de ce nom, est Elle aussi une shopping-addict. Une killeuse de Carte Bleue, une psychopathe des godasses…

Avec néanmoins un avantage sur ses connes génères : elle taille un petit 36, et chausse du 40… gaulée un peu comme une théière de chez Philippe Starck. (Elle t’emmerde).

C’est ainsi qu’Elle s’est fait de nouvelles copines :

Ouatche un peu :

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(talons de douze, de véritables aspirateurs à braguettes…)

Et pour que ses nouvelles amies ne se sentent pas trop toutes seules :

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(large et profond, des poches partout à l’intérieur, Elle l’aime, à la folaïe)

Parce que sans cela, Elle se serait sentie un peu comme Dupont sans Dupont, Jacob sans Delafon, Roux sans Combaluzier, tu saisis ?

Et pisque Elle a acheté le tout, la gentille – mais niaise –  vendeuse, qui n’avait pas fait le rapprochement entre les shoes et le sac, lui a fait – 20 % sur l’addition. Total de l’opération = 18 zeuros et cinquante cents.

ça te fout les boules, hein ??

Ce qui n’a pas de prix…

http://www.dailymotion.com/video/x1y9c6

 

Especially dédicated to Pivoine, aka la fine fleur de la blogo, qui saura te donner, amie lecteuse, à condition que tu le  lui demandes poliment,  la recette d’un blow-job inratable…

Celle qui faisait des calculs…

[Intérieur jour, tea-time]

Mamie est venue chercher Barbalala pour le week-end. Celle-ci est fière comme un PMU de montrer à l’aïeule son superbe cahier H*llo K*tty, et comment elle sait faire les additions à quatre ou cinq termes, toufingueur in denoze.

Elle a également rempli la page des multiplications. En additionnant. Qu’on dénonce ici-même le con qui a décidé de mettre une croix en guise de signe pour l’addition ET la multiplication. Bon d’accord, la seconde est léééégèrement penchée…

Il n’empêche que.

Ste Nitouche, pas peu fière du fruit de ses entrailles : « C’est très bien, Barbabelle, mais là, ce n’est pas la même chose, ce sont des multiplications je crois… »

Barbalala : « Ah bon ? C’est comment on fait, alors ? »

Ste Narrateuse, atteinte de flemmingite aiguë  dès qu’on parle avec des chiffres : « Tu pourras demander à Papy de t’expliquer, tout à l’heure… »

Machine-à-roulettes, tailleuse de falaises : « Pourquoi ? tu sais pas les faire, toi ?! »

Les gâteaux d’anniversaire de sa Majesté…

Oncques, amie lecteuse, toi aussi tu veux ton heure de gloire ?

Tu veux faire hurler de joie ta gosse et allumer des feux d’artifice dans les yeux des papas de maternelle, le lundi matin ?

Es-tu prête pour cela à transformer ta cuisine en terrain de paint-ball ?

Pour cela il te suffira de te munir, chérie-chérie :

- de blanc d’oeuf,

- de sucre glace,

- de glucose (chez ton apothicaire)

- de colorant alimentaire,

- d’un Napolitain ou équivalent (oui, ta Sainte Narrateuse aime les italiens, mais c’est pas de ça qu’on cause, là…), un gâtal fait maison, ou une brioche, c’est selon.

Ouatche bien :

- Tu reconstitues le glucose selon le mode d’emploi, dans un bol d’eau fraîche (attention, remue bien pour diluer, sinon ça cristallise très vite)

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- Tu mélanges amoureusement ton blanc d’oeuf et la moitié du sucre glace (un blanc d’oeuf = 500 g de sucre glace, au final)

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- Tu ajoutes 2 cuil à café de glucose/500 g de sucre glace, tu ajoutes le reste de sucre glace et tu malaxes gentiment jusqu’à obtenir une jolie boule, de la consistance de la pâte à modeler.

- Tu colores dans la masse… tu conserves au frais sous cello

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- Tu étales au rouleau sur du papier sulfurisé (fais gaffe, ça sèche et ça durcit assez vite)

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- Conserve le reste de glucose pour coller les pièces au pinceau, le cas échéant.

Et avec ça, tu peux faire…

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Un châtal de princesse !

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Autre option :

- Tu vas chercher une poupée mannequin dans les jouets de ta gamine, tu la déshabilles, tu lui pètes ses petites pattes arrières …

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et avec une brioche recouverte en fine couche de pâte à sucre…

Un peu de déco (étoiles et rose en sucre Vahiné, chantilly en bombe)

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Voilà, Brenda…

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Joyeux anniversaires, Princesse Barbalala…

Celle qu’avait même pas peur…

Elle les adore, même…

Lorsqu’elle était bébé, elle a reçu un baiser de Kali sur le front, une énorme élafe guttata, et depuis…

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(Il faut les séparer, à l’heure du repas… )

Ta dévouée narrateuse aime bien, aussi, avoir un peu froid dans le dos…

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Celui qui n’aimait pas les chats…

… en règle générale.

Auj’, chatoyant lecteur, entre la bûche et le grafwa, ta dévouée t’offre une widéo de Vincent…

Merci de scotcher les enfants et Mamie Ginette devant un autre écran que celui-ci…

[LiliPlume, toi aussi, va regarder Derrick, ça vaut mieux...]

Image de prévisualisation YouTube

Ce qui ne s’invente pas …

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[reçu ce matin]

A part ça ? Rien.

 

Ah si. Paraît que dans 4 ou 5 jours, c’est Nawël…

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Lettre à la remplaçante de sa Majesté.

Oncques, chérie-chérie, il va falloir que tu t’habitues au us et coutumes de cette cabane, dans laquelle tu seras recluse pour une durée équivalente à un sixième de ton temps…

Avec plus ou moins de bonheur, selon ce que tu jugeras bon de faire des instructions suivantes :

- le portail de l’entrée s’ouvre le plus simplement du monde, avec un bon coup de latte, en tournant simultanément la clef dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Place soigneusement ton Stiletto droit sur l’empreinte déjà existante et fais attention à pas niquer ton nail-art à 35 boules contre le mur, il faut lâcher la clef en même temps que tu la tournes.

- la pendule de l’entrée retarde de cinq minutes. Ce qui te donne le temps d’aller t’enquiller un expresso à la terrasse du nid à motards, là, juste à côté. Oui, en terrasse, même et surtout en hiver, c’est une coutume locale.

- ça te permet aussi de partir à 25 au lieu de 30. Bah oui, t’es déjà arrivée en retard ce matin, tu conviendras avec moi que ce serait idiot de partir en retard cet après-midi…

- tu seras bien aimable et chatoyante de saluer le grand Bouddha qui domine le comptoir de la cuisine, et qui apporte au lieu sa part de sérénité… (si, si…)

- installe-toi confortablement, fais chauffer le café et la bécane, et…

- La boîte mail s’ouvrira dans environ 24 minutes et 18 secondes, si la bande passante veut bien laisser une voie de secours pour cycliste sur l’autoroute du grand Tout.

- ce qui te laisse juste le temps de décrypter les messages laissé sur ta Bible, sur des post-it, sur des tickets de caisse, qui s’éparpillent gaiement à travers le bureau, un festival de Rio miniature, rien que pour toi. C’est généralement intraduisible dans le texte, sauf si ta langue maternelle est le ouzbèque occidental.

- Dépourris les mails de la veille, imprime le reste, ou le contraire, fais comme tu le sens.

- Profites-en pour faire de même avec ta boîte mail, avant que la vilaine bande passante ne te reprenne d’un coup sec la misérable poignée d’octets qu’elle t’avait jetée avec mépris, gueuse !

-  Prends ta plus belle voix d’aéroport et appelle le boss pour lui annoncer les nouvelles du jour. Il n’entend généralement pas ce que tu dis, à cause du bruit des machines. S’il engueule quelqu’un dans le téléphone, ce n’est pas forcément toi. Fais la même chose qu’avec les messages écrits, tente de traduire par logique ou déduction.

- Sache définitivement que quoiqu’il advienne, il dira : « débrouille-toi, fais ce que tu veux ».

- Le fax. Fonctionne à merveille. C’est cette chose qui hurle comme une alarme de centrale nucléaire lorsque tu reçois un message en papier tombé de l’au-delà, tel le miracle de Nawël.

- Le téléphone : objet décoratif d’un goût très sûr (Jonathan & Jennyfer avaient le même), ne sonne jamais. Sauf erreur. Si toutefois cela arrivait et qu’on te demande quelque chose ou qu’on t’engueule vraiment à toi, faire comme avec le boss, traduire, dire oui-absolument-tout-à-fait-no-problémo-c’est-fait-depuis-après-demain-je-n’y-manquerai-pas-on-vous-rappelle-et-on-vous-dit-quoi.

- Aller faire chauffer un café et brûler un cierge dans la cuisine.

- Les gens : avec un peu d’expérience et de doigté (bonjour, Hot’…), tu arriveras à leur refiler la moitié de ton boulot. Toujours dire que tu es la remplaçante, même au bout de trois ans. ça émoustille la charité chrétienne qui palpite dans le petit coeur de chaque agent administratif (sauf celui de ta dévouée narrateuse).

- Attention, la méthode décrite ci-dessus ne s’applique en aucune façon sur le comptable.  La méthode alternative consiste à lui laisser un message sur son répondeur avec la voix de CatWoman-à-la-Villa-Rouge. ça émoustille la charité pas catholique qui palpite dans le slaïpe qui lui sert de coeur.

- Ne s’applique pas non plus sur ton autre collègue : Asiatique mais bizarre. Fais comme si tu ne le voyais pas. Et ne lui laisse pas de message sur son répondeur.

En échange de tes dévoués services, tu toucheras un salaire annuel équivalent au dixième du PIB du Burundi, mais tu auras la joie ineffable de voir quelquefois ton saint Patron en calbute, lorsqu’il se change dans ton bureau avant de se rendre sur un chantier. Fais comme si tu ne le voyais pas lui non plus. Oui je sais, c’est difficile de rester stoïque. Ne lui laisse pas de message grrrrrmiiiiaou sur son répondeur à quatre heures du matin. Même si tu as bu.

Tu pourras prendre tes congés comme il te sied de le faire, surtout si le motif de la demande est un voyage au bout du monde. Le boss aime voyager lui aussi.

Tu auras le droit d’emmener de temps en temps ta progéniture foutre le bordel dans le bureau   faire sagement un coloriage pendant que Maman blogue travaille, tu auras une cuisine équipée hi-tech et des gateaux pas toujours diététiques en self-service dans le placard du haut, une machine expresso italienne qui transforme le café Lidl-des-jeunes en nectar des Dieux, un jardin au soleil.

Faut juste savoir apprécier la vie en ermite, et avoir envie d’habiter un chalet de surfeur…

Ce qu’Elle ne pourrait …

acheter même en gagnant le méga-jackpot :

Elle pourrait acheter sa liberté, mais celle de personne d’autre.

Elle pourrait acheter un lit king-size, mais pas les heures de la nuit où Elle ne dort pas. (Il dit : chaque nuit, à quatre heures… ça fait longtemps ? Elle ne dit pas : depuis qu’il est parti… Elle dit : je ne sais pas).

Elle ne pourrait acheter le temps qui passe, ni les choses perdues, ni les amitiés véritables ou supposées l’être, ni les kilomètres, ni les gens, ni les vols qui prennent du retard, Elle ne pourrait racheter la faute de l’Autre, ni les siennes, Elle ne pourrait acheter la connerie des gens, ni la lâcheté des hommes, ni leurs vices et encore moins leurs vertus, ça ferait beaucoup, beaucoup trop… Elle ne pourrait acheter le pardon, Elle ne pourrait acheter la paix.

Elle pourrait acheter le silence, mais pas l’oubli.

 

Elle ne pourrait s’offrir un océan, avec juste un bateau, le sien, au milieu.

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