Archive mensuelle de juin 2010

Celle qui ne savait pas quoi faire…

Prendre le train tôt le matin – toujours le même – pour rejoindre le Poupon qui va mal. (Pour qu’il lui demande de venir, c’est que vraiment…). Une autre fois, au crépuscule, Elle avait eu si peur, il ne se réveillait plus, le bougre. Il avait une excuse toute faite. Il éclusait une grosse muflée. Andouille.

Mais là, c’est autre chose.

Alors ils ont tué le temps, faute de mieux. Elle lui a parlé, longuement… Elle a cherché les mots, pour consoler, pour encourager, faire taire le volcan en éruption qui ne demande qu’à s’éveiller (et celui-ci ne crache pas de la poussière).

Pour exemple, un jour il a transformé une Alf* R*méo (quasi-neuve, première main, toutes options) en épave. A mains nues et avec les pieds. Tu devines, ami lecteur, que le propriétaire du véhicule a laaaargement attendu qu’il ait fini avant d’oser descendre…

Le Poupon a changé. Beaucoup. Le Népal y est sans doute pour quelque chose… et les années aussi…

Il y a un lien indéfectible entre eux. Si l’un des deux a un caillou de la vie dans sa chaussure, s’il se trompe de chemin, s’il a tort, même… l’autre le porte sur ses épaules. Naturellement, c’est plus facile pour lui…

Alors Elle s’est fâchée, un peu. Pas après lui, non… Il paraît que c’est lorsqu’Elle est mauvaise qu’Elle est la meilleure…

Et puis ils ont rigolé, un peu.

Mais tout de même…

Elle n’aime pas prendre le dernier train du soir – toujours le même – Elle n’aime plus trop ça, depuis…

Alors pour la consoler, il lui a fait faire le voyage – Barbalala était ravie – dans la cabine du conducteur.

Quand un schizophrène…

Elle accélère.

Celle qui se faisait du sushi [part II]

Te souviens-tu, amie lecteuse, de la proposition ma foi fort honnête que la Femme coupée en deux t’a faite récemment ?

Il s’agissait de goûter des sushis…

C’est ainsi que ta dévouée narratrice a décider de se faire livrer ses babioles, afin de se rendre compte in-situ de la qualité de la chose.

Oncques ami lecteuse, pote lecteur, les résultats du test :

- un grand choix de bondieuseries (pour qui apprécie), peu de garnitures (soupe miso berk-berk ou salade de chou), peu de choix de boissons, peu de choix de desserts. Qu’importe, soyons fous, commandons un menu  »boulettes », en quelques clics…

- temps d’attente : 45 minutes annoncées, délai ultra-respecté. Livreur sympa (mais qui « oublie » que les quelques zeuros supplémentaires de la commande ont déjà été payés par CB, des fois que ta Sainte Narratrice ait oublié Elle aussi). (Y’a pas écrit « jambon » sur son front, on t’a dit.)

- Présentation : pas plus / pas moins appétissant que des sushis industriels en barquette, le wasabi est importé du Japon :P , la sauce soja est conditionnée en petit flacon, mais les sushis desserts ont une drôle de tête…

- Mention spéciale aux boulettes saumon / ciboulette, et sa copine  écrevisses / feta / basilic. Bonnes, bien faites. Celle au poulet au curry / amandes est… comment dire ? [Pas très-très bonne, ahem...]  C’est dommage, les recettes sont pourtant parties d’une bonne intention, au départ…  

- Les boulettes-desserts ne sont pas terribles non plus. Le « riz gluant » pas cuit de façon traditionnelle, c’est redoutable. Un cube de banane d’un 1/4 de centimètre de côté, léééééégèrement tartiné d’une gouttelinette de Nut*lla, et cric-crac, l’affaire est dans le sac…

Mouais.

Elle, Elle rêvait de trucs tendres et moelleux, sucrés à souhait, bien régressifs… (Elle a décidé qu’Elle allait inventer les siens-à-Elle)

Il va sans dire, aimable lecteur, que ta dévouée testeuse de bondieuseries, admettant toutefois que tous les goûts soient dans la nature, ne recommande pas vraiment…

Celui qui faisait des miracles…

Le gars de la Rue G… a une voix barrywhitesque. Il lui a laissé un message, qu’Elle conserve précieusement,  sur son répondeur.

Il lui a donné rendez-vous à quatorze heures, a dit qu’il l’attendrait, même si Elle est en retard.

Le gars de la Rue G… est une petite montagne aux yeux doux, il ressemble beaucoup à Sébastien Chabal, Elle n’a pu s’empêcher de le lui dire.

- Un sourire à lézarder les murs –

Il a les avant-bras comme les grottes de Lascaux, sur lesquels on peut admirer des vintageries, des comics, des road-movies… un chef d’oeuvre.

Il ne porte pas d’alliance à sa patte d’ours.

Il a enfilé des lunettes pour protéger ses yeux, « en vrai, je suis pas Chabal, je suis Polnareff ». (Elle lui a dit qu’en fait, le vrai prénom du mec, c’est Michel).

- Un rire profond et grave, lourd comme un orage –

Elle a fermé les yeux. ça a fait un bruit phosporique, ça a fait beaucoup moins mal que ce qu’Elle avait imaginé.

Il lui a conseillé de boire beaucoup d’eau.

Elle a remonté les marches de vieille pierre devant lui, lentement, en songeant – avec toutefois beaucoup moins de conviction que jadis - à cette phrase de Clémenceau :

« Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier »

Et il n’est point besoin de davantage de mots pour affirmer sans férir qu’il a toutes ses chances de sortir avec Elle…

 

 

Celle qui hésitait…

La Femme coupée en deux est née sous le signe de la Balance, ascendant Vierge (comme le Poupon), le savais-tu, amie lecteuse ?

C’est ainsi qu’Elle est continuellement dans l’indécision, les tergiversations, les hypothèses, les tenants et les aboutissants, les questions existentielles et les calculs… Ce qui donne lieu, la plupart du temps, soit à une procrastination délicieuse, soit à prendre des décisions radicales (mais pas forcément irréversibles, rassure-toi). D’ailleurs, tu peux t’en rendre compte en regardant la jolie bannière ci-dessus, Elle est encore en train de se demander si oui ou si non…

 

C’est ainsi qu’Elle se demande si demain dimanche, Elle posera – ou pas –  du parquet flottant autoclipsable, coloris miel, de toute beauté, offert par sa tante (la maman du Poupon, tu suis ?), dans la chambre de Barbalala.

N’est pas Valérie Damidot qui veut. (et ta Sainte Narratrice, Elle veut pas… non, vraiment, merci)

C’est la raison pour laquelle, ami lecteur, tu es cordialement invité à prendre le brunch dans mon manoir demain dès l’aube, accompagné comme il se doit de ta plus jolie scie sauteuse. Massage thaï garanti après travaux si tu es Italien,  (ou thaï, of course), joli, et que tu as une grosse….. carte bleue moto…

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Celle qui… (enfin bref) [2]

Intérieur minuit de la noche, la Femme coupée en deux pia-piate au téléphone avec sa coupine, affalée sur Aglaé la tortue marine, en s’empouffrant une charrette de Granol@* :

Ta dévouée narratrice : – Je me suis coupée les cheveux, un truc genre Mireille Mathieu, mais sans frange…

Daydreamer : – [#~!!&!*@# !!] Keuwaaaa ? Mais pitin !!

Tu dois ressembler à Darth Vador, non ?

[Si c'est pas de la belle falaise, ça...]

 

 

 

PS: Le voisin de la Femme coupée en deux regarde le foutebâle ce soir. On dirait plutôt qu’il a organisé une partouze :

- AAAAaaaaaah oui, aaah oui, alleeeeeez, oui… vas-y alléalléalléééé, vazivazivazi, oh là là lalalalala !!!! OOOooooh ! RRRRhaaaaaa… (en boucle, mais pas forcément dans l’ordre…)

 

*Article non sponsorisé, mais si toutefois Monsieur Granol@ lui offrait le poids du Poupon en bondieuseries, Elle saurait faire un geste commercial…

Celle qui revenait de nulle part…

Intérieur jour, bureau de la Femme coupée en deux.

Bzzzzzzz…. Ta-ta-tam-tam-tam (sonnerie de portable), numéro affiché mais pas connu.

Depuis quelque temps, appel du matin = carabistouille en vue. C’est simple, parfois Elle hésite carrément à décrocher.

- Wep ?

(voix féminine lexomylée, tu vois, ça sent l’embrouille, je te dis) : – Allô, Femme coupée en deux ?

- Wep ?

- C’est Isaaa.

- oh prostipute, Isa. Tiiiens ? comment vas-tu ? je sens que je vais gueuler très fort sur celui ou celle qui t’a donné mon numéro.

- Booof… t’es toujours dans ta ville ?

- Wep.

- Parce que samedi, on fait une fête dans mon quartier….

- Ah wep. (mode cache-ta-joie/on)

Que l’on t’explique, amie lecteuse. Isa (c’est son vrai prénom, même pas peur), ce fut durant un temps très bref une coupine de bringue, grande amatrice de théâtre de rue… carrément larguée dans sa vie, et dont le loisir principal était de « brancher » tout ce qui bougeait (et même ce qui bougeait pas). C’est ainsi que naissent les trahisons féminines, vois-tu… la Femme coupée en deux a moyennement apprécié de voir la Isa tenter sa chance avec Jésus, puis ensuite avec Monsieur, quelque temps plus tard. Entre autres.

Bref.

- … et donc, samedi après-midi, on…

Cela fait des années qu’elles ne se sont pas vues, qu’elles ne se manquent pas, à tel point que ta Sainte Narratrice ne se souvenait même plus de son existence, à la Isa. A tel point que la Isa n’a même jamais entendu parler de Barbalala (qui précisons-le a maintenant 4 ans et demi).

Pour l’instant, elle déverse sa logorrhée verbale dans le téléphone et la Femme coupée en deux ne l’écoute même pas.

- … et sinon, t’es seule, en ce moment ?

- Wep. C’est pas plus mal. J’ai plus envie, j’ai plus le temps, j’ai trop le blouze, je m’en fous, j’ai pas besoin. Pas de bol pour toi, hein…

- Bon, ben…euh…

- Je te rappelle pas. Bye-bye dégage, pouftasse.

Elle ne veut même pas chercher à savoir qui a donné son numéro, ni le pourquoi du comment de ce soudain regain d’intérêt.

Elle devient méchante, indifférente.

 

Celui qui voulait partiiiir…

Auj’, amie lecteuse, la Femme coupée en deux t’offre un Scopitone au diapason de son humeur…

Elle adore Paul Nareff.

Ah bon ? son vrai prénom c’est Michel ?

(oui, Elle est rémunérée au calembour. On gagne sa vie comme on peut, hein…)

Attention, ce n’est pas la vidéo qui est de piètre qualité en début de séance, c’est un effet artistique dû en partie à une consommation excessive et prolongée de substances que la législation en vigueur dans notre beau pays réprouve sévèrement (on se demande bien pourquoi) 

Image de prévisualisation YouTube

Celui qui avait frôlé la peine capitale

Intérieur matin, 8 : 23 : 14

La Femme coupée en deux est pressée, on est mardi, il y a grève et donc pas d’école, il lui faut emmener Barbalala au travail avec Elle. Ne pas oublier l’inscription aux 100 trahérés pour le mois de juillet, ne pas oublier les fruits pour l’école demain, ne pas oublier d’aller chez le tatoueur déposer le modèle, ne pas oublier…

OOOOOooooh Ventrebleu et Prostipute !

Arrêt sur image, sur une sublimissime paire de chaussures, violettes, à talons et fines brides croisées. Les préférées de la Femme coupée en deux. Celles qui bitchent à souhait n’importe quelle tenue, confortables et élégantes, (que du bonheur quand tu connais son addiction aux chaussures)

Sa Mère la Pute le chat orange a copieusement dégueulé à l’intérieur du dedans.

« Tu refais ça une fois, je te crève. Et avec ce qu’il te reste de couilles je me fais une blague à tabac ».

Non mais.

Celle qui faisait des calculs…

Elle a additionné – facile – les chiffres de tous les comptes.

Elle a multiplié, pour convertir.

ça a fait un chiffre un peu énorme, c’est normal.

Elle a ensuite divisé, au pif, en moyenne.

Puis encore divisé une fois, par douze.

Juste pour savoir.

Elle en a déduit qu’en faisant les choses de façon raisonnable, elle pourrait vivre là-bas, pendant 4 ou 5 ans.

Avec un peu de chance, bien qu’Elle ne puisse y pratiquer son métier d’origine, Elle pourrait trouver un emploi…

Et rester.

Elle a fermé les yeux, ça lui a donné le vertige.

Une petite voix à la con lui chuchotte : « t’es même pas cap’, d’abord ».

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