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Archive mensuelle de janvier 2010

Concours…

Hey !

Toi aussi, amie lectrice, tu veux gagner des trucs choupis tout plein ???

C’est ici que ça se passe…

[de rien, je t'en prie...]

Celle qui commençait lundi…

Elle s’est encore paumée en allant à son rancart avec K. (faudra lui trouver un petit nom, à lui…parce qu’à mon avis on va entendre parler de lui un peu souvent, non ?) . Lui était en retard. Mais ça valait le coup de se geler la frange .

Il dit : « Tu as bonne mine… »

Elle dit « Toi aussi », sans conviction. Les années et les amours contrariées (avec une qui portait le même prénom qu’Elle), le boulot et le sport de façon continue et intensive, ont eu raison de son beau visage, qui s’est creusé un peu, et qui ne porte pas ces jolies rides au coin de l’oeil auxquelles on reconnaît un homme qui a bien festoyé et ri et baisé

La maison, toute lambrissée de clair – « On a tout fait nous-même », précise-t-il -  lui plaît. D’abord parce qu’un immense bouddha assis règne en maître sur le comptoir de la cuisine. C’est un signe, pour Elle.

Ensuite, le bureau, minuscule… avec une fenêtre sur jardin. Il faudra y mettre de l’ordre – « Tu es ici chez toi, tu t’installes comme tu veux… » -

Il dit encore : « J’ai vraiment besoin de toi… si tout va bien, au mois d’Avril, j’aurai les fonds pour te faire un contrat à plein temps ».

Elle pense à quel point, l’an dernier, au mois d’Avril, sa vie avait pris un tournant aussi soudain qu’inattendu… et l’année d’avant également… « Tout ira bien », se répète-t-elle comme un mantra.

Ce qu’elle trouve formidable, c’est le fait de ne pas aller travailler l’angoisse au ventre à cause d’un patron quasi-dictateur si on n’a pas l’hypocrisie de lui cirer les grolles…

Et puis… Avril signifie aussi cette année un avion en direction de Bkk, après une escale chez la punk de service, et rien que cela lui met du baume à l’âme…

Edit : (faut qu’elle aille se faire tirer le portrait, elle a horreur de ça surtout s’il ne faut pas sourire, et sans sa frange, elle a la facheuse impression de ressembler à Michel Rocard)

Aléa Jacta Est

Petit matin, train désert… Chaleur ronronnante et aseptisée, qui a transformé la vitre en papier calque. Champs vert pastel, quelques maisons saupoudrées de givre… combien de fois a t-elle observé entre ses yeux plissés (pour mieux voir la lumière) la mer, combien de songes a-t-elle tissé en suivant les lignes parfaitement parallèles de ce que l’on appelait autrefois « chemin de fer » ? Elle-même ne saurait le dire.

A 10 heures sonnantes (et trébuchantes), elle fut sur le quai. Descendre lentement les marches et se diriger vers la sortie, espérer dans le silence de l’âme que l’on appelle  » folle espérance », qu’il l’attende, ou du moins qu’il fasse comme si, comme si par hasard, comme si pas fait exprès mais fallait acheter des clopes…

Acheter des clopes. Oublier le paquet sur le comptoir et revenir avec un sourire gêné. S’en griller une, juste pour le plaisir, à grosses bouffées amères et blanches de froid. Prétexte à l’attente inutile.

Gravir le boulevard qui mène à l’hôtel de ville. Elle sait où il se trouve, mais ne sait pas comment s’y rendre. Etrange paradoxe que d’être toujours perdue dans la ville où elle est née…

Bureau surchauffé, employée aimable et ronde, bardée de bijoux en plastique énormes… formalités administratives expédiées d’un sceau bleu école sur une signature illisible…

Elle redescent lentement le boulevard morne et désertique, bifurque dans une ruelle sans âme, à droite, puis à gauche, lentement, en découpant chaque seconde, en mesurant chaque pas. Ralentir imperceptiblement devant le numéro trente. Comme si, comme si par hasard, comme si pas fait exprès… comme si c’était hier encore. Elle lève les yeux vers le ciel. Une madonne de pierre tendre, usée par le temps,  lui tend les bras, les mains ouvertes en signe – de miséricorde ? d’impuissance ? de lassitude ? – un peu comme un joueur de poker malchanceux, qui dirait :  »alea jacta est »… (Sauf qu’il ne le dirait pas vraiment comme ça, mais plutôt un truc du genre « c’est le jeu, ma pov’ Lucette… », au vingt-et-unième siècle, rares sont les gens à employer le latin pour décrire en trois mots les claques dans la gueule diverses et variées que tu peux te ramasser en une seule vie, n’est-ce-pas ?)

Elle pousse le portillon – par lequel les filles de la dérobade se glissent dans le parc, la nuit – et disparaît, illusion d’optique d’un soleil indécent sur le faux lac gelé. Brouillard. Silence. Oubli.

Le coup de fil en Or…

Intérieur jour, 16 heures, la Femme coupée en deux comate devant regarde avec une attention toute particulière « fourchettes et sac à dos » sur la Cinque.

Bilip bilip bilip (sonnerie idiote de téléphone portable) au loin, dans son sac, dans l’entrée… elle hésite à se lever. A cette heure-ci, ce ne peut être qu’un casse-ouille ayant pour noble mission de lui vendre kèk chose ou lui faire des révélations super-importantes concernant son avenir…

Elle rampe tout de même vers le truc qui bilibilipe avec insistance, on ne sait jamais, après tout, ce pourrait être la valise RTL… <- idée du poisson rouge...

Au bout du fil, elle l’aurait reconnu entre mille, une voix ronronnante à la Barry White :

- Allô, la Femme coupée en deux, c’est K…  heu… c’est ta voisine S. qui m’a donné ton numéro…

- Hmm-hmm je sais, elle m’a dit que tu cherchais après moi, comment tu vas ?

ça fait des années qu’Elle ne l’a pas revu. Depuis son départ en congé mater, en 2005. Ils bossaient dans la même boite, lui comme éduc, Elle comme secrétaire. Il appréciait son sens du travail bien fait, elle appréciait son physique de statue grecque…

sanstitre.bmp

(c’est moi ou il fait chaud ?)

(mais pas en aussi étroite collaboration que sa voisine S… qui a mordu dedans avant de se faire le larguer de façon fort peu urbaine. Comme on dit par chez nous, tu sauras tout sans rien payer).

Bref, il y a des années lumière de cela, la Femme coupée en Deux et le surfeur d’argent se chamaillaient gentiment, se disaient des répliques de Scarface et ça les faisait marrer…

alpacinoscarface.jpg

Elle aurait bien voulu partager, entre autre, ses tartines de Carabreizh avec lui, mais il était un peu marida à l’époque (et l’adultère et ses suites sont des choses que la morale réprouve on se demande bien pourquoi…) 

Le bougre l’appelle aujourd’hui car il a besoin de ses services… Il est prêt à payer le prix qu’il faut (j’espère bien, ma couille…) . Une fois par semaine, et plus si affinités…

Elle a rancart vendredaï pour mettre au point le bizness… Elle commence la semaine prochaine…

Ce qu’Elle aurait pu lui dire…

Elle aurait pu lui dire, à l’accorte dame élégamment sertie dans son tailleur, que depuis l’an dernier, il est passé, comme qui dirait, des rivières sous les ponts… A la question : « qu’avez-vous fait depuis l’an dernier ? », elle aurait pu répondre : « J’ai ramé au niveau financier, puis ça s’est arrangé… »

« J’ai été prise, un jour de pluie, d’un coup de folie… j’ai sauté à cloche-pieds dans le vide, volé plus vite que le vent, j’ai touché le ciel… j’ai fait un voeu. »

« J’ai vu un printemps qui ne voulait pas finir… »

« J’ai pleuré et j’ai ri, j’ai tenté de ne pas faire naufrage, j’ai bu et festoyé, chuchotté des noces invisibles… »

« Je l’aimé d’amour comme personne, et puis… »

« J’ai vu Dunkerque en hiver, au mois de Juillet… »

« J’ai rencontré des gens, des gens, des gens…dans les derniers trains de nuit, souvent… »

« J’ai appris certaines vérités… « 

« J’ai décidé de ne plus regarder les avions s’envoler, je partirai au bout du monde dans peu de temps, mon bout du monde à moi… je vais toucher le ciel… »

 

A question bête, réponse énervante.

Intérieur jour, 15 h 45 pétantes, chez Paul-en-Poix (boutique anciennement appelée Anne & Péheu ou quelque chose comme ça).

La Femme coupée en deux fait gentiment la queue. Elle a rendez-vous.

Un costard-cravate, à la gentille emploi-jeune de l’accueil :

- Mais enfin, Sylvie, qu’est ce donc que tout ce monde ??

La Femme coupée en deux, sourire de Joconde/on :

- Ben…. des chômeurs, Monsieur…

Celle qui faisait des dégâts…

Aujourd’hui, la Femme coupée en deux te donne l’une des raisons pour laquelle elle a des relations pour le moins étranges avec la gent masculine : c’est simplement dû à sa maladresse légendaire dès lors que tu la sors de son contexte-à-elle (mais pas forcément non plus, pour rester honnête, c’est un peu tout le temps…) 

Exemple 1 :

Extérieur jour, passage Lonjon, temps ensoleillé. La Femme coupée en deux en profite pour promener le vélo que Monsieur-son-ex lui a offert. Elle fonce à toute allure en direction de la mairie, lorsque une espèce de connard passant lambda traverse inopinément à l’angle du Queuwick. Et tourne à angle droit, tout aussi inopinément…

Pan.

Il s’est mangé le guidon dans les abdos et le garde-boue avant dans les roubignolles. Tel un caméléon, il a viré instantanément au vert pomme. « Oh mon Dieu ! » s’est-Elle écriée… « Espèce de grosse connasse », a-t-il éructé en agonisant…

 

Exemple 2 :

Intérieur jour, ligne 2 du tram. Il est bien joli, lui, avec ses yeux de fille et son sourire vainqueur… La Femme coupée en deux s’assoit bien gentiment en face de lui. Croise les jambes de façon étudiée (staïle Sharon dans Basic Instinct, mais avec une culotte…)

Pan.

Il s’est mangé un coup de bonne grosse botte de motarde dans le tibia. Un king-size taille 40 fillette qui a dû lui laisser un bleu. Elle s’excuse en réprimant un fou-rire. Il se contente de battre des cils.

Et ça se passe toujours plus ou moins comme ça… Force est de constater que son talent pour le comique de situation est diversement apprécié…

Barbalala, quatre ans pile-pwal, 50 A

Intérieur jour, scène de petit déjeuner.

Barbalala : « Tu sais, môman… quand je serai grande je sera (sic) une maman… »

La Femme coupée en deux : « Bah voui, ma louloute, bien sûr… »

Barbachipie : « Wesh… comme ça, j’aurai des gros seins… » [geste de la main évoquant des pastèques]

CQFD…

Celle qui t’offre des heures d’amusement…

Amie lecteuse, la Femme coupée en deux a comme qui dirait l’impression que cette histoire de papier que l’on transforme en hippopotame t’a quelque peu interpellée…

Elle t’esplique tout comment il faut faire :

1. tu allumes ton imprimante, tu lui donnes à manger et tu vas :

ici,

ou : (chez Yamaha motos, où tu trouveras en bas de page des animaux, et en haut, des bécanes, ça c’est pour les plus dingues…)

2. tu imprimes en qualité supérieure (attention, chez Canon, il faut préciser « no scale » dans les paramètres de ton imprimante, sinon tu auras un « quadrillage » sur tes feuilles…)

3. Tu obtiens des feuilles de patron ET des feuilles d’instructions pour le montage…

craftpaper005.jpg

4. Pour le reste, tu auras besoin de ça :

craftpaper003.jpg 

That’s all, folks…

5. Tu découpes soigneusement les pièces sans trop te poser de questions

 craftpaper006.jpg

et sans te couper un doigt car tu vas en avoir besoin pour :

6. Plier : (il faut bien marquer les plis avec la queue du cutter afin de faciliter le montage par la suite…)

craftpaper007.jpg 

Pour plus de « netteté », il est préférable de plier le pointillé à 1 mm sur l’envers, afin qu’il n’apparaisse pas…

7. Coller :

craftpaper037.jpg 

C’est le fait de coller les « pinces » qui donnera le volume… il vaut mieux utiliser de la colle Sc*tch liquide et non pas en gel (trop épaisse), et surtout pas la colle scolaire de ton gamin (beaucoup trop humide, bousille les pattes d’encollage et ne sèche pas assez vite). En fait, moins il y a de colle, mieux ça tient et moins ça bave… il faut vraiment encoller la « pointe » jusqu’au bout, sous peine d’avoir des « blancs »… quitte à utiliser un cure-dents… (pis y’a trompage sur la photo – les deux flèches de droite- , il faut bien coller bord-à-bord)

Par ailleurs, il vaut mieux encoller les pinces en partant du milieu vers l’extérieur de la pièce, il est parfois plus aisé (pour les petites pièces) d’arrondir légèrement le papier sur un stylo avant de former les pinces…

8. Assemblage :

Bien suivre l’ordre de montage indiqué…

craftpaper020.jpg

Et voilà, au bout de quelques heures d’énervement tu obtiendras peut-être (oh joie ! -claironnez musettes !)

Une girafe nommé Olga :

craftpaper036.jpg 

(A qui il manque encore la crinière et les oreilles)

Ou un Maneki Neko…

craftpaper013.jpg 

Autrement appelé « chat de fortune »… celui-ci est « grand » (environ 35 cm de haut…)

Voilà, tu sais tout ou presque… une question, un souci de montage ? tu cries et elle accourt, le sourire aux lèvres et les doigts pleins de colle…

Celle qui laissait parler les p’tits papiers…

Elle a (encore) été malade. Comme un clébard. Faut dire qu’elle a festoyé comme il se doit, de tout un tas de choses plus cholestérolisées les unes que les autres. Et elle a picolé, aussi. Et elle a plus tout à fait vingt ans. T’as le droit de lui dire qu’elle l’a bien cherché, ça ne l’empêchera pas de te souhaiter une bonne année, avec tout ce que tu veux y mettre dedans (amour, gloire et beauté, santé, pognon toussa toussa…)

Entre deux, elle a découvert un truc démentiel, qui l’a rendue totalement addict…

C’est facile, ça coute pas cher, ça rapporte que dalle, si ce n’est la satisfaction d’avoir fait de tes jolies mains manucurées quelque chose de zoli…

Pour ça, mon ami(e), il te suffit de posséder une imprimante généreusement garnie de papier, un tube de colle, un cutter, trois neurones bien connectés entre eux et un minimum de patience…

Elle a le plaisir de te présenter Michka:

 noel2009112.jpg

(1er essai : une dizaine de pièces, une heure et demie de boulot… les yeux ne sont pas super-raccord et il y a quelques traces de colle)

et Igor :

noel2009114.jpg

(40 pièces environ et cinq heures de boulot… recommencé la machoire et il a quelques traces de colle sur le cul, car emprunté celle de Barbalala -> pas bonne idée…)

ça te plaît ?

La suite ce soir avec un Maneki Neko de toute beauté, un tuto, des liens et tout le toutim… parce que là, faut que Barbalala se réveille, y’a école dans moins d’une heure…

 

 




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