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Archive mensuelle de juillet 2009

Concours…

Comme tu le sais, ami lecteur, la Femme coupée en deux a de la fuite  suite dans les idées… C’est ainsi que pour faire une subtile transition à la note d’hier (elle était fatiguée, je te jure…), elle t’a concocté dans sa tête bien faite un trash-concours qui déchire sa race.

Une pyjama party, ça te botte ? (pyjama / botte << quand elle fait de l'humour à deux balle comme ça c'est qu'elle est fatiguée, je te dis...)

 

Elle avait d’abord pensé à t’inviter en direct-live, soirée mousse / gros gueuleton / ambiance lounge Rolling Stones au Stade de France (ses connards de voisins sont déjà bien au courant qu’elle est déjantée, on n’est plus à ça près, niveau dress-code…) mais on va faire plus simple, tu vas voir comme c’est pas compliqué :

Tu veux participer ? Tu postes chez toi une picture de toi ou ton coloc’/cheum/futur-ex/voisin de palier (rayer les mentions inutiles) en pyjama, tu fais un lien dans les comm’ pour que j’aille me rendre compte de la chose, le tout avant… disons dimanche 16 août minuit.

Tu seras gentil(le) d’éviter les photos à walpé sauf si ton mec est particulièrement bien gaulé j’ai assez vu d’horreurs comme ça dans le Muppet Show, merci…

Un tirage au sort sera effectué par la main innocente de Barbalala et le/la gagnant(e) recevra un chouette cadal pour être raccord avec son pyjama…

Banco pour toi, ma poule ?

Celui qui dormait avec la Femme coupée en deux

Autrefois, la Femme coupée en deux dormait de temps en temps avec un colosse aux yeux doux, un océan de tendresse sous un quintal de muscles… Et puis un jour le Prince lui a fait comprendre qu’il serait souhaitable que cela ne soit plus…Même si. Parce que. (Tu as remarqué commes les italiens sont « susceptibles » à ce sujet ?)

Sauf que. Elle n’aime pas dormir seule, elle a peur du noir, elle a peur de ces méchants rêves dans lesquels elle voit son reflet effacé dans le miroir…

Depuis deux nuits, elle dort avec tout contre sa peau biscuitée, un titan aux yeux bleus et cheveux longs…

undertaker1.jpg

La voici au réveil… (de la balle, hein…)

C’est ainsi que l’idée a germé dans la jolie tête de la Femme coupée en deux de vous mijoter un petit concours de derrière les oreillers.

Elle te dira tout çà ce soir, là elle a un train à prendre (stuvois ce que je veux dire…)

Celle qui avait eu deux fois les fesses bordées de tortellinis (suite)

Hier soir à la fête foraine, la Femme coupée en deux a demandé du feu à une inconnue. (t’as vu un peu la vie palpitante qu’elle mène, hein…)

Peu après on l’a vue se diriger d’un pas décidé en direction des saloperies de machines à pinces. On sait aussi qu’elle a parlé avec le type qui tient le gourbi. Les plus attentifs l’ont même vue sourire un peu…

Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’elle a poussé un cri strident et victorieux quelques minutes plus tard… un cri d’une rare violence, un peu comme si Nina Bellissima Hagen avait intégré Iron Maiden, tu vois le style… le bateau pirate a cessé de voler, les gens qui étaient dessus se sont arrêtés de gerber hurler prier, le grand huit a grincé un peu avant de stopper dans la descente, les bébés dans leurs poussettes se sont réveillés, les papis ont perdu leur dentier, le sucre à barbapapa a cessé de filer, le caramel des pommes d’amour s’est répandu en larges taches écarlates…

La Femme coupée en deux sautait en rythme, à pieds joints et les bras levés, brandissant une étoffe bleue foncée, estampillée W9… (que tu pourras admirer tout à loisir et in situ demain, si tu es sage).

 undertaker.jpg

Qu’il est donc doux, ami lecteur, de dormir avec un colosse tatoué comme les grottes de Lascaux tout contre sa peau…

Undertaker entrance

Mark William Calaway, aka « The Undertaker », invaincu de la « WWE Wrestlemania » (17 victoires pour autant de participations), seul catcheur à n’avoir jamais déclaré forfait dans sa carrière (entamée en… 1984, à Dallas, sous le nom de Texas Red).

Celle qui avait eu deux fois les fesses bordées de tortellinis…

La Femme coupée en deux est quelque peu perturbée en ce moment… elle égare souvent des objets indispensables, elle perd la boussole, ami lecteur…

C’est ainsi que ce matin, elle a failli perdre gros… Elle était partie avec Barbalala faire les  courses de la semaine, et a tout bêtement (y’a pas d’autre mot) oublié son sac (son joli sac de Thaïlande auquel elle tient beaucoup) et son contenu, ça va de soi, dans le caddie, au fin fond du parking de Carrouf’. Et elle est rentrée chez elle.

A l’intérieur du sac de la Femme coupée en deux, c’est un vrai bric-à-brac comme dans la chanson de Bénabar, mais pas seulement, il y a comme tu t’en doutes certaines choses qui n’ont pas de prix, comme les photos du Prince, des enfants et du cousin-si-aimé, un tube de Labello à la fraise, un paquet de feuilles à rouler aromatisées au cassis, et le reste : chéquier + deux blue-cards + pièce d’identité + 50 euros et des brouettes en espèces + carte Vitale, clefs de la maison et tout le tintouin….

Il y a encore des gens honnêtes en ce bas monde, car le tout fut ramené par quelqu’un au vigile du magasin, qui s’excusa d’avoir été « obligé » de fouiller le sac afin de l’inventorier par écrit : « il est nickel, maintenant, il n’y a plus de miettes de tabac, ni de petite boulette » (sourire en coin /on)

Elle remercia, considérant qu’une petite douane valait bien le sac et son contenu…

Pour fêter le retour à la maison des 50 euros et de leurs brouettes, elle décida d’honorer une promesse faite à Barbalala de l’emmener à la fête foraine.

C’est ainsi qu’elle partit en compagnie du cousin-si-aimé et des enfants de celui-ci, direction le coucher de soleil sur fond de plage (une vraie carte postale, avé les flamands roses et tout).

Ces demoiselles ont goûté les joies des troncs « splash », du train fantôme, de la pêche aux canards, des barbapapas de toutes les couleurs, la grande roue, les autos tamponneuses et je t’en passe, pendant que la Femme coupée en deux se prenait pour Calamity Jane et tentait de gagner une jolie moto « rouge carmin Aprilia », taille Barbalala.

Ce que cette chipie convoite ? les montagnes russes et les manèges à sensation… Maman a autorisé un tour de « ver dans la pomme » (une sorte de montagne russe miniature), ça déboîte pas mal dans les tournants et ça descend un peu fort, et la follette hurle de rire, lève les bras, veut qu’on la regarde d’en bas, anticipe avec une joie tout juste contenue le moment où la nacelle bascule dans la descente. Il est bien entendu que sa place est située d’office dans le wagon de tête…

La Femme coupée en deux a eu deux fois de la chance aujourd’hui…

Si tu veux savoir pourquoi, ami lecteur, il faut reviendre demain…

Celle qui donnait des leçons de maintien…

Intérieur jour, 9 heures et des brouettes, Carrouf, rayon sèche-douilles/lisseurs/brosses thermiques/épilateurs…

La Femme coupée en deux fait les courses du lundi, le moral plus ou moins en berne et Barbalala sur les talons…pour l’heure, elle est à la recherche d’un frange-maker (le deuxième de l’année, elle les crame ou les oublie, c’est ennuyeux…)

Au moment pile où elle croise l’unique cliente du rayon, elle entend celle-ci marmonner dans son dos :

« X  » ~&|* #&  pas appris à lever les pieds, celle-là ? »

La Femme coupée en deux opère une pirouette gracile demi-tour droite, bat des cils selon le protocole n° 45/681537 bis : « Pardon ? vous disiez ? »

Sourire perfide de la dame : « Aaah, vous n’avez pas compris… »

« Je n’ai pas entendu, c’est différent… (un cran au dessus) : vous avez dit quoi, là ? »

« Je disais : on ne lui a pas appris à lever les pieds ? »

« Ma Barbalala vous a marché sur les arpions ? »

« Non… c’est pas d’elle que je parle, c’est de vous…. vous traînez les pieds, là… »

La Femme coupée en deux fait un pas en arrière, considère la poufiasse greluche de bas en haut et de haut en bas, bat des cils une seconde fois :

« Non mais t’es qui, toi, d’abord ? Je t’en pose, moi ?

(deux crans au dessus, mode Undertaker/on)… et je te demande si tu tortilles du cul pour chier tout droit ? »

Celle qui était (re)partie en vacances…

La Femme coupée en deux avait vraiment besoin de décompresser après sa semaine camping/marmaille…

Lorsque elle eut dûment rendu l’enfant qui n’était pas le sien à ses parents, lorsque l’autre con Monsieur son ex eut récupéré leurs enfants à eux, elle se retrouva seule au milieu du salon jonché de souvenirs disparates, les valises éventrées à terre vomissant leur lot de linge sale, une facture de 300 euros à la main…

C’est dans ses moments-là, ami lecteur, que l’on a envie de s’effondrer en larmes sur le tabouret de la salle de bains, et c’est ce qu’elle fit.

Le cousin-si-aimé, au téléphone, ne lui demanda pas si ça allait… il vint la chercher à la minute dans une voiture de la hype que son assureur lui a loué pour le ouikende, l’emmena tout droit chez O’liver, où ils sirotèrent quelques mojitos à la fraise en picorant des tapas. Le cousin-si-aimé l’écouta longuement, donna son avis sur les (nombreuses) questions existentielles qu’elle se posait… consola comme il put, la fit rire, enfin…

Il lui promit pour le lendemain un coucher de soleil en Espagne, et tout ce qu’elle voudrait, oui, oui… (mais cesse de pleurer, tu t’en sortiras toujours, tu le sais…)

Ils partirent donc au petit soir, en compagnie d’un camarade fieffé fêtard, firent escale dans la plus belle ville du monde, le cousin-si-aimé fut ébloui par la finesse de la cuisine du restau thaï, celui où elle avait ses habitudes avec le Prince. Elle regretta de ne deviner que son ombre parmi eux…

La nuit avait déjà barbouillé la ville, ils roulèrent à vive allure vers l’Espagne et tout ses possibles, le camarade Fli-Flo avait de quoi dans sa musette, et c’est ainsi que la Femme coupée en deux traversa la frontière dans un fou-rire mémorable mais dont l’objet est ici intranscriptible…

Une halte à Rosas, quelques mojitos catégorie poids-lourds, une halte à Figueres, ceusses qui ont croisé les Muppet-Show dans une Op*l Corsa blanche flambant neuve, hurlant une version totalement inédite de Lionel Richie « Say you, say me, saying tougézeur » les ont reconnus…

Puis le silence et la nuit, et l’unique petite route de montagne qui mène sur la marina super-classe typicos, ils s’endormirent un peu torchons dans la bagnole, sur le sentier de Port Llegat…

La polizia les réveilla dès le lever du jour, en essayant de leur escroquer 50 euros pour « camping illégal »… Ils se réconfortèrent de la muflée de la veille (la 3ème en une semaine pour la Femme coupée en deux) devant les meilleurs chocolate du monde, devant le front de mer gris ardoise, en devisant sur les autochtones qui toujours laissent les clefs et leur casque sur leur scooter, chose que l’on ne verrait pas chez nous…

Retour sous un soleil de plomb, elle voulait piquer quelques tournesols pour faire un bouquet, elle ne les a pas eus… sommeil…

Le cousin-si-aimé prêta une fois de plus ses clefs, partit travailler un peu loin cette-fois-ci…

Elle passa la semaine dans le silence absolu, se prépara des petits plats, dévora deux plaquettes de turron dans la même journée, dormit un peu, rêva beaucoup, battit des records au bowling sur la W*i (602 quilles au training, ça te dit ?), se rendit compte qu’elle avait pris un kilo et se sentit – un peu – heureuse, alla se promener dans cette ville où elle est née et qui reste pourtant une énigme pour elle, décida qu’elle n’y ferait jamais rien, n’y rencontra personne qu’elle connaissait et c’était mieux ainsi…

Lorsque le cousin-si-aimé rentra, il la trouva sur le quai et trouva cela parfait, elle était toujours là, dansant et riant dans sa robe jaune pâle, vivante… « Moi en mieux », chantait-elle…

Elle jouait drôlement bien le jeu, pour ne pas lui faire mal.

Celle qui était partie en vacances [Acte 3]

La semaine pourrave épuisante dans un camping de merde rêve (qui affichait trois étoiles, tudmêm nanmého), la Femme coupée en deux va te la faire en accéléré, ça ira plus vite (et c’est plus cocasse ainsi)

1ère soirée, les enfants ont inauguré les caraouanes, la piscine (grande), mais la Femme coupée en deux a horreur de ça, c’est froid, ça glisse, un peu comme au ski, mais là faut être dénudée, une vraie punition pour elle…

Ce qui n’empêche pas toutefois de faire sa pétasse starlette avec son beau naillot, qu’on dirait une James Bond girl (mais si, mais si…)

1ère soirée, donc, relativement arrosée mais pas chez nous, au bout de l’allée un couple se dispute, la femme se ramasse quatre mandales (on les a entendues comme dans les films avec Bud Spencer et Terrence Hill)…elle finit par s’enfuir et se réfugier… entre nos deux emplacements, sous les fenêtres où nos enfants dormaient…il a fallu lui dire, gentiment mais fermement, de ne pas rester là… (elle était torchon elle aussi…). Vu les circonstances, et la taille du molosse mari, difficile de faire autrement…

On a eu droit à l’apéro de merde bienvenue, où on a bien compris, et t’as intérêt, crois-moi, le réglement du camping en 10 leçons, braillé espliqué dans le micro par un gentil animateur… prof de danse country, en chemise pelle-à-tarte et pantalon moule-boules (tu me crois, ami lecteur, si je te dis qu’il avait une boucle de ceinture en forme de flingue ?)

Ce qu’il y a de bien dans les campings, c’est que tu peux participer au cours d’aquagym même si tu n’as jamais eu l’intention de quitter ta couette. Le cours est diffusé dans tout le site, par des hauts-parleurs judicieusement installés aux endroits stratégiques (en face de ta caraouane, c’est mieux). Comme ça, le matin, tu peux te lever très tôt, c’est pratique…

Ce qu’il y a de bien dans les campings, c’est les douches toujours crades même à 7 heures du matin…

Ce qu’il y a de bien dans les campings, ce sont les soirées karaoké, où une bande de gitans hurle du Johnny Hallyday, les soirées danse-village (Barbalala adoooore…), les soirées où tu commandes des pizzas à 18 h 45, et qu’on ne peut pas te les faire parce qu’il n’y a plus de fromage râpé…t’façon, même si tu fournis le fromton, il a des commandes jusqu’à 21 heures (on se demande, ami lecteur, comment il s’en est sorti, celui-là…)

Ce qu’il y a de drôle, dans les campings, c’est de voir les hommes (oui, il y en avait aussi…), allumer le barbeuque (attention, moment d’anthologie) :

1. Jeter à l’arrache quelques poignées de charbon et une feuille de journal…

2. Arroser le tout avec un demi-litre de liquide qui pue

3. Tenter d’immoler le tout

4. Souffler, transpirer, souffler (ad lib)

(Va faire cuire des cuisses de dinde là-dessus, toi…)

La Femme coupée en deux se bidonne. Elle a apporté une cagette, envoyé les enfants chercher du petit bois, et comme on le lui a appris lorsqu’elle était enfant, allumé son feu avec la moitié du tout, avant de faire de belles braises toutes rouges avec le charbon… cherchez pas, c’est culturel, qu’elle leur a dit…

On a eu beau demander à la réception le numéro d’emplacement de George (comment vous dites ? C-L-deux O -N -E -Y ?), il n’y était pas… A la place on a eu Jean-Pierre, mais on t’en reparlera plus tard…

A part ça, on a eu un temps magnifique (Dunkerque au mois de novembre, tu connais ?…) toute la semaine… (elle s’en fout, se balader sur les falaises de Collioure, c’est bien aussi, même sous la pluie…)

Promenade en bateau, la Femme coupée en deux s’est niqué fracassé le pied, orteil comme une aubergine (même taille, même couleur…)

Prise de tête au moment de la remise des clefs…

Retour en Talgo parce que correspondance de merde aléatoire, debout pendant deux heures et demie, avec Barbalala qui dormait dans les bras…

Retour à la maison, le chat a été sage… ouf !

Ouverture du courrier… hurlements. Le FAI qui m’envoie une facture à… 300 euros (merci Mademoiselle M…)

C’est ainsi que la Femme coupée en deux est repartie, après avoir laissé les enfants à l’autre con Monsieur, chez son cousin-si-aimé… pour oublier tout ça et le reste…

Franchement, pour oublier la loose qui la submerge, il lui faudrait un Lexomil gros comme un pain de campagne…

Celle qui était partie en vacances [Acte 2]

Ami lecteur, puisque tu as demandé la suite des tribulations de la Femme coupée en deux en ouacances (et même si tu n’as rien demandé du tout, tu vas te les taper quand même…):

Acte 2, Scène 1

Voici donc la Femme coupée en deux en train de se faire racketter le solde exorbitant du prix de la location, en échange duquel on lui offre gracieusement quatre zolis bracelets en plastique (bleu pour elle, orange fluo pour les nains) avec lequel il est OBLIGATOIRE de se trimballer en permanence (oui, même pour aller faire pipi…il y a une milice qui chasse les intrus avec des jets d’eau…)

Visite de la chouette caravane grand luxe (comme celle des gitans qui hantent le parking de Carrouf’ près de chez moi, tu vois le genre ?) en compagnie du gentil guide, que nous nommerons pour l’occasion Coco-le-Toxico, challenger de la Coupe des Narines d’Argent, probablement en train de purger ses heures d’intérêt général. Il lui manque la moitié des dents de devant, en haut…

La Femme coupée en deux visite donc, soulève l’un des matelas et y trouve un bout de rideau tout « rougnouss », en dentelle acrylique, jauni par le temps…

Regard qui tue / on : « C’est quoi, ça ? » (un peu comme dans la pub où la dame elle met sa culotte dans la veste de son monsieur)

Coco-le-Toxico : « Ah mais ce n’est pas moi qui ait fait le ménage, vous savez… »

FCe2 : « C’est vous qui faites l’état des lieux, je vous fais constater… »

Coco, confus : « Oui, bon, c’est vrai… je le note ».

FCe2 : « Je vais vous faire une confidence : même à l’hôtel, je refais systématiquement le lit en arrivant… autrement dit, t’es plutôt mal parti avec moi, mon canard« 

Coco, pressé d’en finir : « Et à l’extérieur, vous avez un salon de jardin en plastique crade, ainsi qu’un parasol…

La Femme coupée en deux soulève la chose susdite, et constate qu’une tribu de gastéropodes à coquille a largement squatté la toile rayée bleue et blanche, y laissant quelques excréments fossilisés et des traits de bavouze un peu partout. Coco le Toxico achève de se décomposer.

Mode  »Undertaker (*) »/ on : « Vous pensez sérieusement que je vais me servir de ça ?«  

Lui : « Euh… bon d’accord, la femme de ménage n’a pas bien regardé, je vais vous en faire apporter un tout de suite, ne vous inquiétez pas, hein… »

« Je vous laisse le bon de visite, comme ça vous pourrez continuer à constater, comme vous dites… »

Elle (se retenant de lui mettre le parasol dans le ionfe, on a dit « pas devant les enfants ») : « J’ai économisé pour me payer cette semaine dans un prétendu 3 étoiles, j’en attends des prestations qui soient au minimum acceptables, ce qui visiblement n’est pas le cas. Vous me l’offrez, la semaine ? » (ou quelque chose comme ça, qui finissait pareil)

Il se sauve.

[Entracte]

Acte 2, scène 2

La coupine (et voisine d’emplacement) de la Femme coupée en deux arrive au volant de sa limousine chargée à bloc, avec ses trois nains (deux filles, un garçon) excités comme des puces, comme il se doit, la route a été longue pour eux aussi…on partage une binouze en commentant l’état des lieux…C’est pas grave, c’est les vacances…

Coco-le-toxico revient au volant d’une voiturette comme celles dont on se sert sur les terrains de golf, brandissant fièrement un parasol bleu foncé tout neuf dans sa housse, tel l’étendard d’un monde nouveau.

Il fait visiter la toupine, cela dure quelques minutes avant le final du parasol (on se croirait à la répétition d’un mauvais sketch dans un camp de scouts). Manque de bol, celui-ci ne rentre pas dans le pied qui l’accompagne. Nouvel essai avec l’ancien de la Femme coupée en deux, nada, pareil.

Coco, victime d’une kabbale : « Je vais vous en faire apporter un tout neuf, comme à votre topine, ne vous inquiétez pas… » Il transpire, il en a marre, un peu…

(Respire, mon lapin, on n’est que la 1ère semaine de juillet…)

V, air détaché / on : « Ben sinon… j’en ai un, moi, de parasol »…

 

(*) Edit : (non pas elle, l’autre) : « The Undertaker », c’est un copain de la Femme coupée en deux, super sympa et tout, mais un peu nerveux comme garçon. Tu peux voir plein de ouidéhos de lui sur Y*utube…)

Celle qui était partie en vacances [Acte 1]

Acte 1, scène 1

Intérieur jour, gare de M, 8 h 32 du matin.

La Femme coupée en deux, telle Madame Tutli-Putli, arrive sur le quai désert, accompagnée de Mademoiselle M, Barbalala et Titou, fils d’une amie de longue date… (il y a de cela 10 ans, elle avait aidé sa mère à accoucher de celui-ci, le troisième de la fratrie). Chacun est dûment chargé de son bagage, à roulettes, sur le dos, à la main… on s’embrasse, on se dit au revoir…

Le train est à eux, il n’y a personne, on a bien fait de partir à cette heure… les enfants s’amusent à coller des autocollants dans des albums que la Femme coupée en deux a acheté pour les faire patienter. Mademoiselle M s’ennuie déjà.

Deux pouftasses viennent s’assoir devant le siège de la Femme coupée en deux et s’écoutent à fond les brêles un mauvais rap sur un Ipod. Cela dure un loooong moment…jusqu’à ce que la Femme coupée en deux décide de se choisir, tiens pourquoi pas, une autre sonnerie pour son portable, et fasse défiler une à une les 48 sonneries pourraves délicieuses mélodies de celui-ci, réglant ici et là le volume…

 

Acte 1, scène 2

Deux heures et demi plus tard, gare d’A. sur M.

Après une escale de 15 minutes à Perpignan (descendre du train enfants et bagages, fumer une cigarette, téléphoner à l’Alter-Ego, remonter dans le train…), arrivée sous un soleil de plomb, il est bientôt midi, les enfants ont faim malgré les casdalles préparés la veille. Devant la gare, il y a… UN seul et unique taxi, qui descend justement de son véhicule. Personne d’autre (ils sont partis en vacances ou bien ?). La Femme coupée en deux lui demande son chemin, il promet de revenir dans quelques minutes et de les mener à bon port moyennant un petit bifton, s’éloigne à pied en direction du péhème U.

Arrive un train, bondé de touristes cette fois-ci, ils rouspètent déjà, marchent presque sur Barbalala, se massent sur le parking, et avisant le taxi vide, organisent un simulacre de file d’attente. La Femme coupée en deux s’avise alors de signaler à la plèbe que le taxi est déjà réservé (autrement dit, c’est pas la peine de continuer à se mettre mutuellement des coups de valise dans les tongs, t’fasson il a que cinq places). Une femme rougeaude dégaine alors son portable (Diantre, que va-t-elle faire avec ? la Femme coupée en deux tremble de tout son corps, et la foule n’en perd pas une miette). Elle compose rageusement le numéro inscrit sur la voiture, s’entend dire aimablement par le chauffeur qu’il a déjà une course à faire. Elle raccroche, n’ayant pas quitté des yeux (on croirait entendre l’homme à l’harmonica en bande-son) la Femme coupée en deux, qui sourit façon « parce qu’elle le vaut bien ». (Si je te dis qu’il est réservé pour maggle, c’est que c’est vrai, ispice di counass…)

Le chauffeur de taxi arrive sur ces faits, ouvre le coffre pour y déposer les bagages, les enfants s’installent à l’arrière, il y a la climatisation, la Femme coupée en deux salue la bande de cons ses copains les touristes et prie mentalement la Madonne de ne pas avoir choisi le même camping que la dame au téléphone…

Le taxi, aimable et honnête, ne lui a pas facturé les bagages, n’a pas tournicoté en vain pour faire chiffrer son compteur (la course a été moins onéreuse que prévu), elle lui échange son bifton contre sa carte…

Demain, ami lecteur, la suite…

 

Celle qui était partie en vacances (Drame en 8 actes)

Prologue :

La Femme coupée en deux ayant prévu de partir en vacances dans un camping super-chouette avec amie, amie de l’amie et enfants (dont l’un n’était à aucune d’entre elles), soit 3 adultes et 8 enfants, décida d’aller se faire couper les douilles avant de partir, histoire d’être en paix avec  ses crins de poney son ondoyante chevelure…

La dernière fois, cela s’était relativement bien passé, elle était sortie du salon avec les cheveux exactement coupés comme il sied…

Mais il est rarissime de voir les miracles se reproduire plusieurs fois au même endroit (c’est bien pour cela qu’on appelle ça des miracles, hein…)

Cette fois-ci la coiffeuse était blonde, une vraie, pâlichonne et tout. C’est ainsi que la Femme coupée en deux repartit avec une coupe de cheveux rappelant de très près celle de Ziggy Stardust, la couleur en moins… inutile de raser les murs et de se jeter sous la douche pour rectifier le tir, cela va sans dire…

Ceci était le court prologue d’une longue semaine de merde épuisante, ami lecteur… la suite demain si tu es toujours là…

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