Archive mensuelle de juin 2009

Celle qui avait des doigts de fée…

Ami lecteur, toi qui vas sûrement traîner tes sandalettes dans les soirées de la hype cet été, si tu passes dans le beau pays d’ici, la Femme coupée en deux ne saurait trop te conseiller d’aller siroter un mojito ou deux ou dix en écoutant ce que cette fille-là sait faire sur une planche en bois avec deux platines et quelques vinyles…

Même si tu n’apprécies que très modérément la musique électronique binaire, elle saura en un rien de temps te faire trémousser du popotin sans même que tu t’en aperçoives. Appelons cela du talent, si tu veux…

Elle est fine et précise juste ce qu’il faut, imaginative et douce, c’est un bonheur de la regarder jouer…

Elle s’appelle Nikita Aude, c’est l’une des ravissantes topines du cousin-si-aimé…

A part ça lors de cette soirée – hier, donc – la Femme coupée en deux a été prise pour une étudiante [en anatomie, dixit le cousin-si-aimé, elle étudie in situ l’effet des endorphines naturelles sur le corps humain…] par un peintre dingue mais néanmoins très doué et pas trop bourré, ce qui prouve – si besoin en était – que sa date de péremption n’est pas encore dépassée…

Pour finir, ami lecteur, si tu devines ce qu’avaient en commun hier Nikita Aude et la Femme coupée en deux, (hormis le fait qu’elles soient deux donzelles) tu peux gagner un petit cadeau qui se miam… (si tu étais à la station service, tu as pu le voir…)

Celle qui se tirait les cartes…

Les anciens lecteurs le savent peut-être, la Femme coupée en deux a eu jadis une tante, unique soeur de son père, qui voyait dans les âmes… le passé, l’avenir, et même certains secrets bien enfouis…

Cette femme honorable avait reçu sa première vision en plein coeur, de bon matin, de manière particulièrement violente : une voisine (à l’époque, tous les foyers n’étaient pas encore équipés de ces fameux téléphones à cadrans) venue, bien embarassée, la tirer de son sommeil pour lui annoncer une funeste nouvelle, s’entendit dire par la tante les mots qu’elle avait peine à trouver… cette dernière ayant « vu » en une fraction de seconde que son frère venait de mourir…

Les visions se succédèrent, souvent tragiques… cela l’effrayait, mais elle avait beau lutter même la nuit contre ses rêves, tout ce qu’elle voyait, aussi étrange que cela puisse paraître, se révélait exact…

La Femme coupée en deux, qui était petite encore, s’était vue décrire Monsieur, dates et lettres à l’appui, ainsi que les trois enfants qu’ils auraient dû avoir (et dont il ne reste qu’une…). Elle suppliait parfois pour hériter du « don », comme les petites filles espèrent en secret la mort de l’aïeule pour avoir ses bijoux…La tante disait : ce ne serait pas un cadeau, tu sais…

Les années ont passé, la famille s’est dispersée dans la tourmente, la Femme coupée en deux a appris le décès du reste de ses oncles dans le journal, quant à la tante, Dieu seul sait où elle se trouve… On disait d’elle jusqu’en Catalogne qu’elle a aidé beaucoup de gens…

La Femme coupée en deux aurait bien besoin de ses conseils, en ce moment… Elle a parfois l’impression d’une situation qui n’évolue pas, elle a peur de se tromper encore, elle ne sait s’il faut attendre ou avancer, même à contre-courant s’il le faut…

Alors, par curiosité, et puisqu’avec Internet tout est possible, elle a décidé de se tirer les cartes devant toi, ami lecteur… (avec un jeu de tarot italien, parce que le Prince l’est à moitié)

 

(Oh le beau tirage…)

Selon la Madame Irma en question ce soir, cela veut dire :

- Présent : rassurez-vous, les crises de cette intensité sont rares (ça la rassure vachement, comme t’imagines même pas)

- Amour : perte d’énergie sexuelle momentanée, restez au calme (ahahahahahaha sans commentaire)

- Projets : vous devez mobiliser beaucoup d’énergie pour surmonter cette situation merdique période

- Santé : ne répondez pas aux provocations (faudrait pas qu’elle se mette sur laggle avec quelqu’un ?)

Pourtant, la Lune, les étoiles, les amants, tout ça ?…

Chère Tante, si tu lis ceci… donne-lui un signe…

Celle qui faisait péter le compteur…

La Femme coupée en deux adore le premier jour des soldes. Une institution, une tradition, un art…

La seule fois où elle a dû faire exception, c’était parce qu’elle avait rancart avec un bel homme aux yeux bleus, qui devait mettre au monde Barbalala ce jour-là et pas un autre…

C’est ainsi que dès potron-minet (elle adore cette expression) elle a couru, carte bleue en main, acheter tout un tas de choses intéressantes, futiles et néanmoins indispensables :

- une paire de chaussures pour Barbalala (la quatrième de la saison, cette petite finira comme sa mère…),

- une paire de sandales de la hype pour Mademoiselle M,

- une paire de chaussures légères mais fermées pour cavaler sur le Monstre du Prince,

- des tops blancs et bleus (elle en possède déjà une trentaine, mais chut..)

- la groooooosssse maison Playmobil pour Barbalala (ce n’est pas son anniversaire, mais d’habitude elle coûte un oeil et demi…)

- une veste d’été très bien coupée,

- des dessous trop jolis (non, elle ne les montrera pas…)

- un coffret de son élixir préféré, comprenant le gel douche, le lait, et le flacon en 50 ml (ça sent bon à  faire triquer une communauté d’eunuques, et ça coûtait moins que le flacon seul en 30 ml, dans la boutique à côté, hin-hin…)

 

Tout ça c’est la faute du Prince, il fallait pas la laisser toute seule…

(Faut qu’elle aille chez le Suédois jaune et bleu, aussi…)

Celle qui avait fait sa barmaid…

Elle est arrivée parmi les premiers. Elle a eu affaire à un Bulbe (avec un B majuscule, oui…) à qui il a fallu expliquer qu’une table qui penche, c’est pas ce qu’on fait de plus pratique pour servir des boissons dans des gobelets en plastique à des chiards en furie enfants de maternelle et primaire…

Elle a du convaincre le beau gosse directeur du primaire de virer déplacer le panier de basket que sa classe de casse-bonbons CM1 avait installé juste en face de son bar improvisé…

Elle a découpé des quintals, des quintés (je dis comme je veux, hein) de gâteaux, en compagnie du Bulbe, qui décidément ne la lâchait plus, malgré qu’elle l’ait envoyé bouler chercher successivement des agrafes, un couteau, de la glace, du scotch…

Elle a sympathisé avec un gentil papa, elle a plongé ses bras graciles environ 400 fois dans de profondes poubelles (propres) emplies d’eau glacée et de canettes multicolores, elle a servi des océans de menthe à l’eau, offert quelques canettes en douce, épongé de menus accidents…

Elle a été fort déçue qu’il n’y ait ni musique, ni spectacle de fin d’année (pas même la chorale où Barbalala excelle à chanter « Armstrong » avec l’accent du sud : « je suis blaaaangg de peau »), elle a été triste de voir de nombreux enfants non accompagnés ne serait-ce que d’un seul parent…elle a été amusée de voir certains parents parmi les plus « nantis » se contenter obséquieusement d’un verre d’eau…Elle a été atterée de ramasser après la fête deux assiettes contenant des parts de gâteau à peine entamées, elle a pensé aux malheureux enfants qui partout dans le monde – et ici aussi-  auraient bien aimé les avoir…

Elle remercie tout de même l’équipe pédago de l’école, où Barbalala a tant appris et grandi cette année, cette équipe qui lutte chaque jour pour que règnent le savoir, le partage et la mixité, qui ouvre les yeux des enfants sur la culture (elle a compté pas moins de 30 livres d’art dans la bibliothèque (de maternelle !), des arts primitifs à Edward Munch…), l’école qui pour beaucoup dans notre quartier est la seule chance…Ecole ouverte à tous, où les mamans peuvent suppléer les ATSEM en cas d’absence de l’instit si elles le souhaitent… L’école où elle aurait aimé aller, lorsqu’elle était petite…

 

Le nouveau copain de la Femme coupée en deux…

Il est arrivé ce matin, plus vite que prévu… 1 kg 350, ce n’est pas énorme… le Prince, même s’il ne le dira pas, est [un peu] jaloux…

Il est devenu une nécessité dans la vie tumultueuse de la Femme coupée en deux, et depuis qu’elle l’a vu en vrai, elle sait qu’avec lui, elle pourra partir au bout du monde [plus vite que le vent, toujours...]

Elle voudrait bien dormir avec, mais c’est compliqué…

Rhapitin, qu’il est beau…

Il coûtait un oeil et demi en magasin, elle l’a eu à prix d’usine…avec des frais de port à 4 euros only (que même si tu veux savoir où et comment tu lui fais un mail…) (que même si tu veux lui faire un cadeau tu lui offres la visière spectra silver, merci…)

Elle en profite pour passer un message à la jeunesse qui va parcourir les routes de l’été en deux-roues (voui, même toi avec ton scooter acheté chez Chourave…) :

Faites attention à vous, et aux autres…  (et cet objet n’est pas destiné à protéger le coude…)

Sur ce, la Femme coupée en deux vous souhaite un bon week-end à tous… 

La « it » boisson de l’été qui déchire sa race

Ami lecteur, tu as remarqué comme moi que l’été, le bel été arrive à grands pas… Les jours rallongent et les jupes des filles raccourcissent… tu sens les premiers effluves de crème solaire et de testostérone ? Ce n’est qu’un début, tu le sais…

Afin de t’aider à lutter contre la canicule, la Femme coupée en deux te propose un petit rafraichissement de derrière les fagots…

Pour ce faire, procure-toi donc :

Quelques feuilles de menthe fraîche, délicatement cueillies avant le lever du soleil,

Une bonne boutanche de rhum blanc,

De la glace pilée (si tu n’as pas dans ta cuisine le pic à glace de Sharon, tu peux envelopper tes glaçons dans un torchon (propre si possible) et les fracasser avec une batte de base-ball une clef à molette un rouleau à pâtisserie…

Un citron vert ou deux (que tu passeras quelques secondes au micro-ouève pour qu’ils donnent plus de jusssss)

Un verre à cocktail (tu peux utiliser la timbale Spiderman de ton chiard gosse, mais c’est nettement moins hype, je te l’accorde)

Et quelques petites boutanches de Bella Lula…

Was ist das « Bella Lula » ? te demandes-tu en ton for intérieur ?

Bella Lula, c’est frais, c’est bio (mais oui), ça pétille et c’est glamour… (ça coûte un peu la peau des ouilles, mais faut ce qu’il faut pour que ça soit bon, hein)

Alors voilà :

Tu écrabouilles les feuilles de menthe au fond de ton verre, tu ajoutes du rhum, de la glace, tu boulègues bien. Tu ajoutes de la Bella Lula, des petits cubes de citron vert, de la glace, tu boulègues encore. Tu finis de remplir avec du rhum ou de la Bella, et tu boulègues plus, sinon tu vas tout cochonner ta nappe…

Tu vois c’est facile… (pour les dosages, tu te débrouilles tout seul comme un grand, mon canard…)

Tu verras, ça se boit comme du petit-lait, le petit Djézeuss en calbute de soie…

Aucun effet indésirable n’a été constaté à ce jour, si ce n’est qu’au bout d’une quinzaine, il se peut que tu aies envie de rouler des pelles à tout le monde…

Tout ça pour vous dire que vendredi, la Femme coupée en deux tiendra dès 13 h 30 l’open-bar de la kermesse de l’école maternelle… (Pivoine, je t’invite, les bouteilles de rhum sont d’ores et déjà soigneusement planquées dans les toilettes des filles…)

Celui qui cassait le mythe… (histoire courte et véridique…)

Pour avoir la bande-son soyeuse et revigorante  qui va avec, faut cliquer sur le bitonio orange. 

Intérieur crépuscule, téheuère n° 415286 de 19 h 12, en provenance de P. et à destination de N.

Charmant. Taillé comme une statue miniature, les cheveux presque blonds impeccablement coupés courts, yeux verts faussement innocents, sourire vainqueur. Il porte un maillot de foot noir, numéro 14, et un pantalon de sport bleu ciel, comme ceux du Prince. Le tout fleure bon la lessive fraîche…

Clic métallique, un ange passe… la Femme coupée en deux se penche un peu pour le regarder… emoticone

Dans son dos, au dessus du numéro 14  en caractères plus gros, on peut lire écrit en arc-de-cercle, en lieu et place des ailes…

 

 

 

 

 

« BRANLO »       !!!!

 

 

 

La French Connection…

La Femme coupée en deux partage plus ou moins sa vie avec deux garçons. Ouéch, c’est comme ça, car elle n’aime pas faire les choses à moitié…

L’un est arrivé dans sa vie par le biais de l’autre, ils se connaissent depuis longtemps, mais finalement assez peu… Etrange situation, elle ne saurait se passer de l’un des deux, elle ne se sent pleinement heureuse qu’entre les bras protecteurs de l’un et bercée par les mains de l’autre… Vu de loin cela peut porter à interrogation, c’est vrai. Vu de près c’est d’un côté un amour plus fraternel qu’entre tous les autres membres de ce que l’on doit communément nommer notre famille, de l’autre un amour au delà de tout, écrit ailleurs… et un peu ici aussi. 

Elle s’interroge et puis… comme lui a si bien dit le psy pour qui elle travaille (le premier qui l’appelle Chouchou se mange une mornifle) , il ne faut pas chercher à mettre du sens sur ce qui n’en a pas. C’est pratique, cela la dispense de faire une note trop introspective…

Une fête…ou deux…

L’été s’annonce radieux malgré le temps mitigé… la Femme coupée en deux a repris goût à la vie, tout doucement, à l’insouciance d’avant son mariage foiré Monsieur. Elle est allée manger des choses divines au bord de l’eau, dûment escortée par sa « french connection », se dorer au soleil avant l’arrivée des touristes, rêver…

S’enquiller les meilleurs mojitos du monde savamment concoctés par un barman plus que beau* (la Femme coupée en deux se venge un peu lorsque le Prince est absent...), inaugurer sous la Lune les plages privées…

Fêter entre amis l’anniversaire de trois poussins (l’aînée à 4 ans, les jumeaux fille et garçon…3, ils ont 11 mois de différence !) avec château gonflable (ayant aussi bien -voire plus- servi aux adultes qu’aux enfants…)

 

Avalanche de cadals parce qu’ils sont trop meugnons, bonne table et bonnes gens, parmi les invités beaucoup de Corses, et… une biélorusse au pair exhibant un décolleté de nourrice à la Rubens, un Prince heureux et détendu, une Femme coupée en deux amoureuse…

L’été sera beau, c’est décidé…

 

* Pivoine, si tu veux venir avec moi dans ce lieu de perdition, ce sera avec plaisir…

 

Celle qui faisait des petits trous dans les billets…

Ami lecteur, si tu vois un jour sur un quai de gare une folle brune échevelée, courant après un train, légère et heureuse, sourire au vent et étoiles dans les yeux, il se peut qu’il s’agisse de la Femme coupée en deux. Elle adore prendre le train, comme tu le sais…

Intérieur jour, dans le téheuère de 15 h 43 et demi :

Une blonde (fausse) à cheveux courts, toute vêtue de violet (ils ont fait de redoutables efforts de colorimétrie à la sncf) passe devant la Femme coupée en deux, le regard en biais.

Repasse dans l’autre sens, réclame le billet sur le mode cache-ta-joie. La Femme coupée en deux lui tend ledit billet, dûment accompagné du pass autorisant la réduction.

La blonde (ton péremptoire / on) : – Pièce d’identité.

La Femme coupée en deux : on t’a pas appris à dire bonjour, s’il te plaît ?  Voilààààààà

La blonde : Y’a pas votre photo sur le pass.

La Femme coupée en deux : Ben non, je l’ai acheté il y a peu de temps et je n’ai pas eu le temps de me faire tirer le portrait et je n’y tiens pas plus que ça.

La blonde : Pis votre billet, il est pas valable.

La Femme coupée en deux : A quelle heure, il est pas valable ? Je l’ai acheté aujourd’hui, c’est un aller-retour.

L’autre folle : Maaaaaais vous ne l’avez pas composté au retour.

La madonne des sleepings : Ah. Veuillez m’en excuser, c’est que voyez-vous, j’ai oublié, j’avais l’esprit ailleurs parce que le Prince, il dit des bêtises et il fait des baisers de cinéma sur les quais, c’est di-vin…

La violette frustrée : Ben oui. J’ai vu…

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