Archive mensuelle de avril 2009

Démétan la grenouille…

Excellent dessin animé japonais des années ’80, dont le générique donnait envie de pleurer… vous vous en souvenez ??

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Celui qui allait plus vite que le vent…

Le Prince possède un magnifique destrier, avec lequel il peut aller plus vite que les orages… (c’est une particularité qu’il a, la Femme coupée en deux ne l’a vu qu’une seule fois sous le soleil…). Une pure merveille bleue métallisé, un piège à filles qui fait vroum, un pur-sang avec un tigre dans le moteur, qui ne demande qu’a ronronner…

Lorsque le Prince est de retour dans son fief après un looooong ouikende, on peut voir sur le bord de la route menant à la citadelle, la maréchaussée qui l’attend afin de lui faire honneur et escorte. L’allégresse est à son comble, le pin-pon retentit comme un alléluia…

Le Prince, bien qu’il en ait l’habitude, est toujours aussi touché par cet accueil…étant plutôt doux de caractère, il décide de s’arrêter afin de saluer la Garde Républicaine…

[le gros-moustachu, avec l’accent local] : – Vous nous doublez (par la gauche), et vous accélerez dans le rond-point, en nous regardant dans le rétro… (en même temps, c’est un peu normal, pour sortir en face, non ?)

[le subalterne, sans moustache, mais toujours avec l’accent] : – C’est quoi cette plaque ? (20 cm X 10, avec des caractères « spéciaux »…)

Le Prince a joué l’innocent, la Femme coupée en deux aussi :

- Qu’est ce qu’elle a, la plaque ?

[un autre, probablement stagiaire...] : – Elle a que même lorsque vous êtes juste devant, on ne voit pas les caractères… on a essayé de relever le numéro, on peut pas…

Le Prince a dit en partant : « c’est parfait, la prochaine fois, je les « fume »…

Celle qui vivait dans la quatrième dimension…

Sous des dehors parfois un peu excessifs, la Femme coupée en deux abrite une timidité maladive en ce qui concerne la gent masculine. Ses amis vous diraient qu’elle chahute volontiers ses petits camarades, mais dès lors que l’on entre dans une sphère un peu plus restreinte, c’est tout autre chose…

Elle est allée à la plage, sous un presque-orage, avec le cousin-si-aimé, et celui-septième-du-nom, leurs enfants, et…Prince Charmant… Le vent a balayé les nuages et la pluie… les garçons ont fait du feu, le vin était bon, on a ri, beaucoup…

Les enfants, comme des oiseaux sauvages, pieds nus…

Et après, après le silence… qu’est ce qu’on dit, déjà ? Elle n’a jamais su… elle a toujours laissé les autres faire le premier pas – et même le second, parfois…-

Elle sait pourtant qu’il suffirait de tirer doucement sur un fil, même le plus ténu…mais lequel ?

La pluie, venue chuchoter une réponse, a dilué les mots qu’elle n’a pas dit.

Silence, mousson, et rêves éveillés… c’est ainsi que dès l’aube, la Femme coupée en deux quitta le lit dans lequel elle dormait avec les petites, se glissa dans la cuisine, et médita en savourant un « pineapple express ». Une petite voix apaisante lui disait : « vois-tu, la petite graine que tu as semée hier, ne peut être devenue un arbre majestueux aujourd’hui… il faut du temps, de la patience… »

 

 Sauf que. La Femme coupée en deux connait la fragilité du temps et des sentiments… quant à lui parler de patience… [décidément elle n’y connait rien au désir, cette petite voix] cela fait un an qu’il a tout chaviré en elle -un jour de pluie aussi-, un année entière qu’elle partage son secret avec le cousin-si-aimé…

 

Finalement, c’était si simple… il suffisait de se laisser porter par le vent…

Celle qui avait une frange…

Un signe bien particulier pour repérer la Femme coupée en deux parmi la plèbe : elle a une « super-frange ». Ouéch, glamour à souhait. Elle la cultive comme d’autres les géraniums…

Oui, ami lecteur, une frange ça se cultive… surtout lorsque, comme la Femme coupée en deux, vous avez les cheveux qui « canichent » au dessus d’un certain seuil hygrométrique…

La – double – problématique du jour est donc la suivante : comment faire lorsque le temps est bon pour les grenouilles, et que Prince Charmant a prévu de venir lui faire essayer son beau destrier ? Faut-il mettre un psssshit d’huile d’argan, puis rouler-laquer au séchoir ? la laque va-t-elle finalement conserver à la fibre capillaire une courbe aussi parfaite qu’immuable ou adhérer traitreusement à la mousse du casque intégral, façon « voyage-voyage », lorsqu’elle va quitter celui-ci ?

Il ne s’agit pas de se louper, Prince Charmant arrive dans une heure…

C’est ainsi que la Femme coupée en deux comprit la raison pour laquelle Claude François avait horreur de se mouiller les cheveux…

Celle du mardi…

C’est l’histoire de la fermière qui dit à son homme :

- Demain, on fêtera nos 30 ans de mariage, on pourrait tuer le cochon ?

- Bah pourquoi ? C’est pas sa faute…

Celle qui s’était pliée en 8…

La Femme coupée en deux a bien bossé. Elle a réussi à fédérer une équipe de choc, dont une comptable et un psychologue, (dont le métier n’a rien à voir avec tout ça, mais qui a son importance tudmêm). En deux mois, elle s’est usé les yeux sur l’écran de l’ordinateur, s’est meurtri les pieds (joliment chaussés, il faut souffrir pour avoir le staïle…) pour faire le tour de la ville dans tous les sens, a fait des parties de Rubik’s Cube avec ses neurones (maintenant elle sait pourquoi la comptabilité n’était pas et ne sera jamais un métier pour elle…), a usé et fatigué une douzaine d’agents immobiliers…

Ce matin, elle a enfilé sa tenue de combat (sur les conseils avisés du Prince Charmant…) et, Barbalala sous le bras, est partie négocier avec un gentil banquier, le même que celui de la pub, (mais il n’a pas chanté en tournicotant sur son fauteuil, c’est curieux…). Elle a insisté, argumenté, battu des cils, sorti le sourire n° 423-65 en même temps que le budget prévisionnel (document imprimé et relié à la hâte le matin même : il est frais, mon budget, il est frais…). Elle sera fixée mercredi…

En sortant, elle est allée supplier, carnet de chèques en main, le joli commercial de l’agence immo, de lui garder pour elle, et elle seule, le local qu’elle convoite… Il a promis-juré de le faire…

Pour se remettre de ses émotions, elle s’est gueuletonné du canard laqué, avec le cousin-si-aimé, qui a déclaré « wa, t’es belle… dommage que tu sois ma cousine, tu sais… » (cela n’a pas franchement réussi au dernier qui a prononcé les mêmes mots, la Femme coupée en deux a rougi écarlate).

Et maintenant la pression redescent. Elle ne sait plus trop si elle a été suffisamment convaincante, elle a peur que tout ce travail soit mis à néant en quelques minutes par un directeur de banque costumé-cravaté… ce n’est pas un parachuté doré qu’elle demande, c’est une toute petite ombrelle en papier (tu sais, celles qu’on plante dans les boules de glace…) autrement dit, de l’argent de poche pour ces gens-là…

Celle qui avait les doigts tout emmêlés…

La Femme coupée en deux a décidé un beau jour de ne plus être salariée. Vous vous souvenez sans doute qu’elle était il n’y a pas si longtemps, bonne à tout faire secrétaire dans une boite pourrie un centre d’hébergement à vocation sociale…Elle a eu un beau directeur, brave comme le sont les Catalans, qui l’avait embauchée sans jeter un regard au CV. Puis ce grand homme avait perdu un fils, fauché à l’aube de sa jeunesse, sur l’autoroute A9 un vendredi soir. La moto, après le choc, avait pris l’épaisseur d’un vélo. Sous le casque, le petit prince du désert souriait…

Le directeur fut subtilement évincé par un chefaillon ambitieux, qui profita de son chagrin pour s’approprier le confortable siège de direction…c’est ici que les ennuis commencèrent pour le personnel en général et pour la Femme coupée en deux en particulier. Le terme « harcèlement moral » est un doux euphémisme pour décrire 6 ans au service de ce dingue. Il trouva le moyen d’embaucher un cheffaillon pour le remplacer, chef qui semblait si gentil, voire timide au début, puis qui prit – très – vite la facheuse habitude de raconter des salacités dignes d’un routier du Kansas… Celui-ci voulut, sous prétexte de baby-sitting de son surdoué de 4 ans, que la Femme coupée en deux vint passer la moitié de ses congés d’été dans sa suuuuuuuperbe villa avec piscine. Le surdoué passa l’été avec elle, dans son effe2, et le cheffaillon paya très cher ses honoraires (travailler plus pour gagner plus, hein…).

Barbalala naquit, et la Femme coupée en deux décida de s’octroyer gaiement trois belles années au service de sa Majesté. Elle envoya son contrat de travail par dessus les moulins.

Vous connaissez la suite…

Tout cela pour vous dire que demain, la Femme coupée en deux a rendez-vous… avec son banquier pour demander des sous (une bagatelle), car elle est réalise enfin le souhait qu’elle a depuis si longtemps… Tout y est, elle ne peut vous en dire plus pour le moment… Il suffit qu’il dise OUI, et c’est tout. Simple, non ?

Non. Car ce soir Barbalala a eu une fièvre de cheval, des plaques rouges partout. Direction les urgences (son père étant trop « occupé », ne pouvait venir avant 22 heures du soir…), diagnostic : scarlatine….

Personne pour la garder demain, le rendez-vous a déjà été reporté cette semaine pour cause de Carnaval-des-loulous à l’école…et elle n’a pas eu le temps d’imprimer hi-tech chez sa topine ne serait-ce qu’un exemplaire de son plan. Ni de le relier…

Le Prince Charmant lui  avait dit que si elle y allait très bien sapée, le banquier dirait oui sans souci, mais pour le coup, c’est son moral qui est un peu sapé, là…




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