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Archive mensuelle de février 2009

Bien mérité…

Clarika sortira un nouvel alboume le 16 Mars prochain.

Cette fille est formidable, elle a tout pour plaire. La grâce et l’impertinence, une voix en or, des musicos géniaux, poésie vitaminée et ironie… faut la voir en concert ! (à voir :  un remake de « Antisocial » de derrière les brouettes, qui fait se lever même les plus « endurcis » des costards-cravates…)

Quand rien ne va plus, la Femme coupée en deux lui fait pousser la chansonnette à fond les brelles…et tant mieux pour les voisins…

Ami lecteur/trice, ci-joint son nouveau clip. On aime ou pas…mais cela a l’avantage de ne pas laisser indifférent, non ?

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Naturellement, tu as toute liberté ici pour livrer tes impressions…

[Message perso à un "breton" : merci "au moins" pour ça]

Il est partout, le bougre !

Le nabot est partout…

Même ici >> clic sur l’onglet « employeurs »… on dirait lui, hein ??

Celle qui avait des boules grosses comme ça…(2)

La Femme coupée en deux essaie toujours d’être en accord avec la nature… La météo de ce matin – tempête et pluies diluviennes – a donné le « la »…

Elle a écrit un sms au cousin si aimé qui travaille sur les voies de chemin de fer à toutes les heures et par tous les temps, pour lui dire « bon courage ».

Elle a emmené Barbalala à l’école, celle-ci s’est cramponnée en pleurant, comme à la rentrée scolaire…

Malgré le temps à pas mettre un facteur dehors, elle a reçu du courrier. Tout mouillé. Devine, ami lecteur, ce qu’il y avait dans la boîte ? La Femme coupée en deux te le donne en mille :

- un dossier….                                                ASSEDIC.

Vierge.

Qui dit qu’il faut qu’elle remplisse avec toutes les pièces (évidemment) et surtout la fameuse « attestation employeur » qu’elle n’a plus (évidemment) puisque c’est eux qui l’ont.

La Femme coupée en deux est l’épouse d’Ubu roi, sur ce coup-là…

Elle retourne donc (4ème édition) voir Madame Sédic, accompagnée de Barbalala qui adore aller là-bas (c’est bien la seule…)

Elle explique tout comme il faut à la connasse dame, qui lui dit de ne pas tenir compte du courrier de ce matin. Elle hésite franchement, et demande une vérification. L’autre se lève, va farfouiller, revient…La Femme coupée en deux demande si son dossier sera bien enregistré au 2 janvier et non au 26 (date du fameux courrier) ou au 02/02 (aujourd’hui)… ou à la semaine des quatre jeudis, tant qu’a faire

- On verra, hein, déjà que je me suis « paluchée »* (elle a dit ça en vrai) les piles de dossiers pour trouver le votre, hein…vous aurez une réponse dans 3 semaines.

La Femme coupée en deux n’aime pas du tout du tout qu’on lui parle de cette façon. Elle aime encore moins l’idée qu’on lui « gratte » quasiment un mois… [Ne pas s'énerver, surtout ne pas lui dire qu'elle au moins, aura son salaire à la fin du mois pour avoir paluché plein de dossiers...ne pas lui coller une baffe]

- Et je fais quoi en attendant ?

- Vous attendez, justement… de toute façon les dossiers de novembre ne sont pas encore traités, aloooooooors….

La Femme coupée en deux se retourne lentement, prend une longue respiration , montre Barbalala du doigt, et dit : – vous voyez la petite fille habillée en rose, là-bas ? Eh bien en attendant, pendant 3 semaines, elle n’aura rien à bouffer ou presque…Donnez-moi au moins une attestation, que je puisse aller me faire avancer de l’argent…

- On ne peut pas…. Suivant !

Ne pas s’énerver. En partant, Barbalala demande : pourquoi tu pleures, môman ? Elle a dit quoi la dame, môman ?

Et puis. Elle va trouver une solution. Elle va aller voir Marie (celle qui travaille sur le marché, pas celle de la note précédente !), pour tenter de se faire embaucher quelques heures, quitte à se faire payer en fruits et légumes… elle va essayer de soudoyer le banquier… elle va faire un courrier à la CAF, à son bailleur…et même au dictateur s’il le faut.

Elle va s’en sortir. Parce que c’est élémentaire et obligatoire. Parce que « ce qui ne te tue pas, te rend plus fort ».

En attendant elle ressemble à un lapin albinos qui aurait une conjonctivite foudroyante. (passe-moi la boîte de ‘ouchoirs steuplé…)

 

 

*Palucher : ben oui, finalement ça ne m’étonne pas, venant de ces gens-là…

La Dérobade…

Ou l’histoire de Marie, jeune fleur ayant mal poussé au milieu des HLM, entre un père tyrannique et incestueux, et une mère indifférente…Lulu, la soeur ainée est déjà partie depuis longtemps… Marie qui devait se fiancer sagement quelque temps plus tard… Marie qui résistera tant bien que mal au charme de Gérard, « ami » de son père, avant de succomber…

Gérard « à l’américaine » est ce qu’on appelle un « sauret », un barbillon, un mac. 

Marie séduite et séduisante, avec une formidable envie de vivre dans les tripes, voyageuse immobile en transit, Marie devenue Sophie dans les quartiers chics, puis Fanny dans un couloir des Halles,  puis encore numéro anonyme dans une « maison d’abattage »…. Marie qui a reçu des mains de Gérard, en guise de cadeau pour ses 23 ans, un aller-simple pour Tanger…

Livre de chair et de sang, où l’espoir et la révolte cotoient aisément  le sordide, et cependant il ne s’agit pas d’un règlement de comptes, si ce n’est ceux de Marie vis-à-vis d’elle-même…

 Extrait : (lorsque Marie, enfin libre,  se rend au commissariat pour se faire « dé-ficher », reconnaissant en la personne du flic un « client », qui venait la voir déguisé en curé)

 » – Je viens me faire déficher… ou plutôt me confesser, mon Père.

- A genoux, pécheresse, Baisse la tête et remonte ta jupe. Tu viens chercher l’absolution ?

- Oui, mon Père. Je me repents d’en avoir vu de toutes les couleurs ! Car j’en ai vu ! J’en ai vu plusieurs, j’en ai vu beaucoup… Des beaux, des pâlots, des petits et des gros, des nickelés, des grecs, des palmés, des cassés, des sans-souliers, des nus, des crochus, des noirs, des sales, des pannés, des chauds, des glacés, des cambrés, des violets. J’en ai vu de toutes les couleurs, de toutes les grandeurs, de toutes les planètes, du pied de grue au pied de porc, en passant par le pied d’alu, le pied de biche, le pied au cul, le pied de céleri, le pied droit suivi du gauche. [...] N’allez pas croire, mon Père, qu’à l’époque où j’en ai tant vu, j’étais pédicure. [...]

- Dis-moi, pécheresse, as-tu aimé ces hommes ?

- J’ai fait de mon mieux. Il y en a que j’aurais souhaité voir mourir sur mon ventre, d’autres qui avaient faim et pour qui j’ai fraudé le casse-croute dans les cuisines des bordels, d’autres à qui j’ai rendu de l’argent, d’autres que j’ai volés, certains pour qui j’ai éprouvé de la tendresse sans tenir compte de leur nom ni de leur grade, qu’ils soient plombiers, chrnoniqueurs ou princes [...] et lorsqu’ils s’arrachaient de moi, je rencontrais toujours ce même regard-trappe qui retombait sur une profonde solitude… »

 

Cette histoire (vraie) a été adaptée au ciné en 1979, par Daniel Duval (qui joue aussi le rôle de Gérard)  avec une Miou-Miou magistrale et vraiment belle, plus vraie que nature. A noter la présence de Maria Schneider, Niels Arestrup, Jean Claude Dreyfus…




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