Les voisins du cousin-si-aimé se sont épousaillés pour la vie… La Femme coupée en deux, pour l'occasion et parce que le dress-code l'exigeait (la mariée souhaitait que tout le monde soit de blanc vêtu), s'était confectionné une jolie petite robe couleur ivoire (plus élégant que le blanc, elle trouve). Lors de l'essayage final, le cousin-si-aimé décréta qu'il voudrait bien l'emmener partout avec cette fragile petite chose en viscose, soit, mais pas à l'église le lendemain. C'est qu'il ne veut pas, et cela s'explique raisonnablement au vu des circonstances, avoir la damnation mort du curé sur la conscience. Il était alors environ minuit la veille des noces… Elle eut beau faire des pirouettes, le cousin-si-aimé demeura inflexible : ce n'était pas tant la conviction qui lui faisait défaut, mais quelques centimètres de tissu au dessus des genoux…
Le lendemain, elle épuisa quelques vendeuses avant de trouver une merveille de robe looooooooooooongue (on ne lui voit pas les jolis pieds qu'elle a), ornée de roses sur l'encolure, noire. (S'en fout le dress-code à quelques heures des noces, hein…) The “it” dress qui fracasse tout…
Ami lecteur, tu connais un peu, le cortège de bagnoles qui fout le dawa sur le périph' (avec le Prince et son destrier pour escorte, elle adore le regarder conduire de loin…), le passage obligatoire par la mairie… moment difficile pour la Femme coupée en deux à la sortie, le Prince lui ayant forcé saisi la main pour une photo “officielle”… pour la discrétion tu repasseras plus tard, là, on trottine en direction de l'église…
Le curé, bien que s'étant taillé une barbe chatoyante n'était pas ce que l'on fait de plus sexy (il parait que Michalak n'était pas disponible samedi…) Belle cérémonie dans une minuscule église romane… la Femme coupée en deux était si bien, appuyée contre la fraîcheur des pierres, les yeux fermés, la main du Prince serrant doucement la sienne lorsque le curé disait des choses importantes… cela lui a rappelé autrefois, la douce douleur des genoux égratignés sur le bois et les doigts tâchés d'encre, prémices et promesses d'amour jamais accomplies…
Les époux se sont dit “yes we can” les yeux dans les yeux…
Que Dieu vous bénisse, a conclu le curé (et que PSG gagne ce soir, amen a répondu très sérieusement le Prince…)
Sortie d'église, bulles et pétales de roses…
Gueuleton excellentissime >>

Ambiance de malade >> 140 personnes en live, ça raye un peu le parquet… 
La Femme coupée en deux a entre autres bu des hectolitres de champagne, a shaké son booty toute la noche, elle ne marchait pas, elle flottait sur un nuage (rose, le nuage…mais pas comme au pays des Bisounours, non…)
A part ça, dans les noces, y a toujours tu le sais bien, des pétasses jalouses amabilités qui se disent entre filles…
Une inconnue : “Ben didon, avec tout ce que tu te mets (elle l'a suivie partout ou quoi ?), tu tiens encore debout, hein…”
La Femme coupée en deux [sourire “spécial taspée” n° 154681 bis] : “Ben ouais… . c'est un métier, ça tu sais… c'est comme le reste, on l'a ou on l'a pas… va garder le sac de ta copine au lieu de dire des conneries…“
Heureusement, sur le tard, une jolie blondinette à boucles est venue à la table de la Femme coupée en deux en train de roll away , elle a dit un truc marrant qui terminait par “600 CBR”, ce qui a allumé une lueur de joie ineffable dans les yeux de ta dévouée narratrice… elles ont pia-piaté vroum-vroum longuement…
Le cousin si-aimé n'a pas pu s'empêcher de tripoter les joujoux des autres (on t'a pas dit que c'était un DJ qui fracasse tout, même avec des squeuds pas à lui ?)… il a une technique bien à lui qui fait ô combien sauter les gens, et le bougre ne cesse que lorsqu'il ne reste plus personnne debout,
ce qui nous amène doucement mais sûrement vers les six heures du mat'… on finit une dernière quille de champagne en comité intime, la Femme coupée en deux et la soeur de la mariée décident de changer de prénom (elles portent le même et c'est pas facile tous les jours, crois-le, ami lecteur…)
On repart les bras chargés de bouquets, de boutanches et de dragées, le cerveau en “erreur 404″, dans le petit matin bleu…
Rhaa c'est beau les mariages (même si la Femme coupée en deux croit davantage à l'amour pour de vrai qu'à celui qui dure toujours…)

(Et toi là-bas dans le fond, pas la peine de demander à quand le tour du Prince et de la Femme coupée en deux, on t'a déjà dit que c'était pas possible sa femme veut pas, elle dit qu' on est trop jeunes…)
<< le blogging en toutes circonstances…